An 4 du RPP : Naba Labidi appelle à consolider la mobilisation citoyenne et la souveraineté nationale

An 4 du RPP : Naba Labidi appelle à consolider la mobilisation citoyenne et la souveraineté nationale

À l’occasion des quatre années de la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP), Naba Labidi, porte-parole du Mouvement FASOKOOZ et coordonnateur des Communicateurs de la CNAVC, livre son analyse des transformations qu’il attribue à cette nouvelle orientation politique. Sécurité, souveraineté économique, agriculture, gouvernance, cohésion sociale et mobilisation citoyenne : il revient sur les acquis revendiqués, les défis à relever et les priorités qu’il estime nécessaires pour consolider la dynamique engagée.

 Bientôt quatre ans de la Révolution Progressiste Populaire. Quatre ans après le début de cette nouvelle dynamique, quel bilan concret faites-vous de la transformation du Burkina Faso ?

Après quatre années de l’avènement de la Révolution progressiste populaire au Burkina Faso, sous le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré, je voudrais d’abord clarifier qu’effectivement, la révolution a été proclamée le 1er avril 2025. Une année après, le manifeste est sorti. Mais bien avant cela, depuis l’avènement du camarade capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, il faut noter qu’une dynamique révolutionnaire a guidé la gouvernance du Burkina Faso, à travers le pragmatisme politique, le changement de vision et de paradigme politiques. Cela a, selon moi, apporté une rupture nette avec les anciennes gouvernances que le Burkina Faso a connues et engagé le pays sur la voie d’une transformation structurelle profonde.

Les secteurs dans lesquels cette transformation est notable sont nombreux. Je ne pourrai pas tous les citer, mais il faut relever les plans politique, diplomatique, économique, industriel, culturel, psychologique et même mental. Le visage du Burkina Faso a changé, notamment en matière d’infrastructures et de construction de la patrie. Partout au Burkina Faso, ce sont des chantiers et des chantiers gigantesques. Sur ce plan, la transformation est notable.

Au niveau de l’agriculture, des transformations institutionnelles ont été apportées. La vision politique a produit des résultats qui, selon moi, ont permis au Burkina Faso d’atteindre en 2025 l’autosuffisance alimentaire. Cette année également, malgré les aléas de la nature, il faut dire que l’espoir est permis. La plus grande transformation, pour moi, se situe cependant sur le plan psychologique. Lorsque l’on gagne l’homme dans sa prise de conscience de sa responsabilité politique, lorsque l’exemplarité est imprimée au sommet de l’État, et lorsque des initiatives comme les Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, la Brigade Labal pour l’ordre et la discipline, l’immersion patriotique, les camps-vacances Faso Mêbo, ainsi que les immersions patriotiques obligatoires ou volontaires dans différents secteurs, contribuent à éveiller et à renforcer chez les Burkinabè la fibre patriotique, le courage, le goût du travail et la solidarité, cela participe à bâtir collectivement le Burkina Faso.

« L’armée burkinabè est aujourd’hui dans une posture offensive »

La reconquête du territoire est présentée comme une priorité absolue. À votre avis, où faut-il réellement amener le Burkina Faso sur le plan sécuritaire ?

Sur le plan sécuritaire, il faut dire que le Burkina Faso vient de très loin. Aujourd’hui, l’armée burkinabè n’est plus une armée attentiste, attendant systématiquement des instructions venues d’ailleurs. Auparavant, nos militaires pouvaient repérer des mouvements terroristes et vouloir agir, mais ils devaient transmettre l’information à leur hiérarchie. Celle-ci pouvait elle-même attendre des instructions extérieures, de sorte qu’aucune action ne soit engagée dans certains cas.

Aujourd’hui, l’armée burkinabè est, selon moi, suffisamment équipée. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont également équipés et reçoivent, comme l’ensemble des forces de défense, des formations tactiques et stratégiques adaptées. Il faut comprendre que cette guerre, personne ne viendra la faire à notre place. L’armée burkinabè est aujourd’hui dans une posture offensive. Elle dispose notamment de drones de surveillance et de drones de combat. Auparavant, nous ne disposions pas de ces moyens pour détecter les groupes terroristes. Nous dépendions notamment d’informations fournies par des forces étrangères.

Aujourd’hui, c’est nous-mêmes qui contrôlons nos frontières, nos forêts, nos montagnes et nos zones rurales. C’est également nous qui définissons notre tactique de combat et notre stratégie de défense.

« La consolidation doit permettre le retour de l’administration et des services sociaux »

On parle de plus en plus du retour des personnes déplacées internes. Estimez-vous que ce retour est suffisamment rapide ? Les zones reconquises bénéficient-elles réellement des services socio-économiques nécessaires ?

Aujourd’hui, nous sommes dans ce que nous appelons le concept de consolidation. J’ai tantôt indiqué que l’armée burkinabè était désormais capable d’intervenir dans les différentes régions du Burkina Faso. Dans cette reconquête, chaque fois qu’une zone qui avait été perdue est reprise, les forces de défense sécurisent la zone, neutralisent les menaces et permettent aux forces de sécurité de s’y installer.

Cela permet ensuite à l’administration de se déployer et aux populations de rejoindre leurs différentes localités. Lorsque cela est fait, les services sociaux de base peuvent également revenir. Je parle notamment de l’administration, des services de santé, de l’éducation, de la justice et de l’ensemble des services nécessaires au fonctionnement de la cité.

Nous pensons qu’aujourd’hui, le taux de couverture de la reconquête du territoire, selon les chiffres communiqués récemment par le ministre en charge de la Défense, dépasse 74 % en termes de consolidation du territoire.

« Le changement de paradigme a engagé les Burkinabè dans le produire et consommer burkinabè »

La souveraineté économique est présentée comme un axe majeur du discours national. Quatre ans après, quels sont, selon vous, les secteurs qui ont véritablement progressé dans le domaine économique ?

Quatre ans après, dans le secteur économique, les domaines qui ont véritablement progressé sont nombreux. Il faut tout de suite dire que le changement de paradigme a permis au Burkina Faso d’engager les Burkinabè dans la dynamique du « produire burkinabè et consommer burkinabè ».

Ce concept a notamment favorisé, en matière d’infrastructures et de transformation, la création d’une vingtaine d’unités industrielles. Parmi les réalisations qui font aujourd’hui l’actualité au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde, on peut citer Tex-FORCE Burkina Faso. À l’image de cette entreprise, une vingtaine d’autres unités industrielles transforment des matières premières burkinabè en produits finis.

La population peut en bénéficier, notamment à travers la création d’emplois, de valeur ajoutée et de richesses pour le Burkina Faso. Au niveau des infrastructures, il faut également citer l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. C’est un chantier gigantesque qui montre, selon moi, que la vision de l’État burkinabè ne se limite plus à de petites réalisations.

Nous voyons également ce que Faso Mêbo est en train de faire à grande échelle dans les différentes régions, notamment en matière d’embellissement des villes, d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie. Sur le plan économique, en plus de ces réalisations, des changements structurels et administratifs ont été apportés. Ils ont, selon moi, remis en cause certaines situations de monopole qui existaient auparavant. Aujourd’hui, les opérateurs économiques sont davantage placés dans une logique de compétition, notamment autour de la production et de la transformation nationales.

Même dans le secteur minier, cette évolution est perceptible. La création de la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB) doit notamment consacrer, selon ses promoteurs, une participation accrue du Burkina Faso dans le secteur minier. Sur l’ensemble de ces secteurs, on peut donc relever, selon moi, d’importantes réalisations sur le plan économique.

« Nous devons travailler à réduire notre dépendance monétaire »

Quelles dépendances doivent encore être réduites ?

La première dépendance qui doit être, je dirais même, abolie, et dont nous devons travailler profondément à nous départir, est la dépendance à la monnaie, au franc CFA. Je pense que, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), il existe beaucoup d’atouts, notamment avec la création de la banque d’investissement et de développement de la Confédération.

Dans ce cadre, beaucoup de choses peuvent être faites stratégiquement afin que nous puissions, à terme, nous doter de notre propre monnaie. Il faut également souligner ce que nous souhaitons : l’engagement absolu des populations burkinabè, mais aussi et surtout celui des personnes responsabilisées au niveau de l’État et de l’administration publique, les serviteurs du peuple, que nous félicitons pour tout ce qui est fait.

À un certain niveau de responsabilité, je pense que chaque responsable devrait s’inspirer de l’exemple donné par le camarade capitaine Ibrahim Traoré. L’influence de l’impérialisme se manifeste également, selon moi, à travers un narratif cognitif visant à rabaisser et à dénigrer les politiques de souveraineté que nous avons engagées, ainsi que certaines décisions que nous prenons.

Il est donc nécessaire que chaque responsable public, à l’image des Wayiyans et des BIR-C, que je félicite au passage, puisse assumer les grandes décisions et les réalisations de la révolution. Il y a également des choses qui sont faites au niveau du ministère de la Communication. Je pense que cette dynamique devrait être étendue aux directeurs de communication de tous les ministères, qui devraient être encore plus dynamiques pour présenter les transformations en cours.

La Présidence du Faso fait également beaucoup de choses dans le domaine de la communication. Sur sa page Facebook, on peut constater cette dynamique. Je le souligne parce que la guerre contre le terrorisme que nous avons engagée est aussi une guerre de communication. Une décision ou une action gouvernementale qui ne fait pas l’objet de communication est, selon moi, une information morte. Et une information morte ne sert pas le peuple. Il reste donc beaucoup à faire sur le plan de la communication, notamment pour consolider et structurer davantage la veille citoyenne.

« Nous devons produire et transformer davantage au Burkina Faso »

L’agriculture et la transformation industrielle sont également présentées comme des pans essentiels du développement. Les politiques actuelles permettent-elles réellement de produire et de transformer davantage ?

Nous venons de très loin. Prenons l’exemple du coton. Auparavant, notre politique consistait essentiellement à produire du coton, puis à exporter le coton brut, avec sa graine. Cette vision politique a été remise en cause. Nous avons changé les choses sous le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré. L’objectif affiché est désormais de produire davantage au Burkina Faso et d’y transformer davantage les matières premières.

En attendant, pour les produits qui nécessitent encore des importations stratégiques, des mesures ont été prises. Prenons l’exemple du riz. Des décisions ont été portées par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, le Commandant Ismael Sombié, avec notamment la suspension, à un moment donné, de certaines importations afin de permettre aux producteurs nationaux d’accroître leur production.

L’État ne s’est pas limité à ces mesures. Il y a également eu des accompagnements, notamment en matière de formation. Les VDP agricoles, les barrages et les bas-fonds font partie des initiatives mises en avant. Le Burkina Faso a investi les secteurs favorables à la production céréalière.

Au résultat, selon moi, le grenier était plein en 2025. Il s’agit donc d’une politique globale portée par l’Initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire et l’offensive agricole, qui engage le Burkina Faso à puiser dans ses propres potentialités pour produire ce qu’il consomme.

« L’impact social de certaines mesures est palpable »

Il y a également le front social. Pensez-vous que les populations ressentent réellement les effets de cette transformation annoncée, notamment en matière de pouvoir d’achat, d’emploi des jeunes, de santé, d’éducation et d’accès aux services sociaux ?

Il faut dire qu’il y a un impact palpable, notamment dans le secteur de la santé. Nous avons hérité positivement du concept de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants jusqu’à cinq ans. Il faut dire que certaines insuffisances ont depuis été comblées. J’ai été dans un centre de santé ces jours-ci, j’ai pu constater que les produits de soins de base étaient disponibles dans les pharmacies de nos centres médicaux. Il y a également eu une transformation de certains centres de santé visant à faire évoluer le plateau technique et à renforcer leur capacité de prise en charge des patients.

Toujours dans ce domaine, si nous prenons l’exemple de la dialyse, il fallait auparavant déposer une caution de 500 000 F CFA. Aujourd’hui, cette caution a été supprimée. Les frais par séance ont également été fortement diminués. Cela a un impact réel sur le budget du citoyen burkinabè. Le plateau technique a également connu une évolution. Les centres de santé mobiles sont de plus en plus présents. Ces camions et cliniques mobiles équipés se déploient dans les zones reculées du Burkina Faso pour assurer la prise en charge des populations.

Tout cela montre, selon moi, qu’il existe un impact concret. Ce n’est pas simplement de la démagogie ou des discours politiques : ce sont des éléments que l’on peut constater sur le terrain. Il faut également évoquer le curage des fossés, la pose de pavés et l’embellissement des villes. Ces actions participent indirectement à l’amélioration de la santé et du cadre de vie des populations. À ce niveau également, beaucoup de choses ont été faites et je ne pourrais pas toutes les citer.

« La lutte contre la corruption doit se poursuivre »

La lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance est particulièrement mise en avant. Peut-on aujourd’hui parler d’une amélioration significative de la gestion publique ?

Au niveau de la lutte contre la corruption, vous savez que la gangrène venait, selon moi, du sommet de l’État. Dans une famille, comme le dit l’adage, « le poisson pourrit par la tête ». Si le chef de famille n’est pas exemplaire et laisse s’installer le laisser-aller, cela se ressent forcément au niveau des autres membres de la famille. Je fais cette métaphore pour dire que l’exemplarité imprimée au sommet de l’État, le sacrifice donné par le camarade capitaine Ibrahim Traoré et la probité qu’il incarne imposent, selon moi, à toute la chaîne de faire de même. Auparavant, l’impunité était entretenue. Certaines personnes impliquées dans la corruption avaient le sentiment d’être protégées et pouvaient se permettre de dire : « Tu sais qui je suis ? »

Aujourd’hui, au-delà des structures mises en place pour lutter contre l’impunité, des numéros verts sont à la disposition des citoyens. Des procès ont également été organisés, y compris contre des responsables qui occupaient des fonctions importantes, qu’il s’agisse de directeurs ou de ministres. Toutes ces actions contribuent, selon moi, à réduire la corruption.

Mais il faut reconnaître que la corruption a la peau dure. C’est un travail que nous devons poursuivre collectivement. Ce qui sera véritablement déterminant, c’est la transformation des mentalités que nous sommes en train de mener auprès des enfants, des scolaires et des étudiants. C’est cette transformation qui permettra, selon moi, de construire une nouvelle société burkinabè davantage imprégnée de patriotisme, d’engagement et de principes de bonne gestion des affaires de l’État.

« La veille citoyenne a une mission de mobilisation et d’interpellation »

Dans le contexte sécuritaire actuel, comment préserver l’espace civique, la liberté d’expression et le rôle de contre-pouvoir de la société civile, dont vous êtes issu ?

Il existe, selon moi, un amalgame que je tente souvent de faire observer et qui mérite d’être clarifié. La société civile, dont je suis issu, a notamment pour rôle d’interpeller sur ce qui ne va pas, de poser des questions et de contribuer au débat public.

Mais lorsque la nécessité de la bonne gouvernance et l’engagement en faveur de celle-ci sont affirmés au sommet de l’État, la situation change. Aujourd’hui, nous sommes plutôt amenés à regarder dans les différents départements de l’État afin d’identifier et d’interpeller, lorsque cela est nécessaire, ceux qui ne suivent pas la dynamique engagée.

L’amalgame que je voulais évoquer concerne surtout la veille citoyenne. Sa mission est claire : il s’agit notamment de mobiliser, de défendre les acquis de la révolution, de contribuer au développement et d’interpeller ou de dénoncer, lorsque cela est nécessaire, certains comportements considérés comme antirévolutionnaires.

La ligne est, selon nous, tracée quant à la manière dont le Burkina Faso doit avancer.

Le premier responsable du Burkina Faso donne cet exemple. Notre accompagnement consiste donc à faire de même, mais aussi, lorsque cela est nécessaire, à dénoncer les comportements qui ne s’inscrivent pas dans cette dynamique afin que leurs auteurs soient interpellés et puissent changer, ou soient remplacés.

« La veille citoyenne doit aussi participer au développement économique »

Vous parlez de mobilisation et d’accompagnement. La mobilisation patriotique est particulièrement forte au sein de la jeunesse. Comment éviter que cet engagement ne se limite à la défense du territoire et se traduise également par une participation au développement économique et social ?

Merci, camarade, c’est une très bonne question. J’ai parlé tantôt de la veille citoyenne. Effectivement, elle a un rôle important à jouer dans la mobilisation du peuple. Mais ce n’est pas son seul rôle. La veille citoyenne doit également participer au développement. Cette participation au développement socio-économique impose la formation et l’apprentissage d’un métier. Elle suppose également que chaque acteur de la veille citoyenne puisse devenir un entrepreneur et un acteur du développement du Burkina Faso.

Lorsque je parle de la structuration et de l’organisation de la veille citoyenne, ce n’est donc pas en occultant ces éléments. Ils sont déjà pris en compte par les autorités, mais doivent être davantage renforcés. Nous avons besoin de personnes formées, de citoyens engagés, de personnes ayant de l’empathie et disposant des compétences nécessaires pour contribuer au développement du Burkina Faso.

« Le principal défi est de maintenir la mobilisation du peuple »

À l’entrée de la cinquième année de cette révolution, quel est le principal défi que les autorités doivent impérativement relever pour que cette révolution produise des résultats durables ?

Le défi à relever immédiatement est celui du maintien de la mobilisation du peuple burkinabè autour des idéaux de la Révolution progressiste populaire. Ce peuple burkinabè est représenté, selon moi, par son émanation qu’est la veille citoyenne dans son ensemble. La veille citoyenne ne se résume pas à ce que l’on voit dans les ronds-points ou lors des cérémonies. Elle est également présente dans l’administration publique. Nous avons de nombreux serviteurs du peuple qui participent à cette veille citoyenne, de nombreux entrepreneurs, ainsi que des acteurs des médias.

C’est donc tout le peuple qu’il faut engager dans sa mission de développement et de défense du Burkina Faso, en lui donnant non pas du poisson, mais les moyens et les outils pour pouvoir pêcher. Il faut susciter chez chacun de nous l’envie de « pêcher » pour le Burkina Faso. Il y a donc un enjeu autour du renforcement de la veille citoyenne afin qu’elle soit encore plus significative dans ses différentes missions volontaires et patriotiques.

Mais il faut également que cette veille citoyenne et l’ensemble du peuple burkinabè restent vigilants et collaboratifs lorsqu’ils constatent des manifestations qu’ils considèrent comme antirévolutionnaires ou subversives, afin de les signaler aux autorités compétentes. Parce que, selon moi, l’agression de la révolution par l’impérialisme occidental et ses relais locaux ne s’arrêtera pas.

Cette situation s’explique, toujours selon moi, par le fait que nous avons remis en cause certains mécanismes d’exploitation et de domination à travers la souveraineté que nous avons engagée. Tant que ces intérêts seront remis en cause, le combat se poursuivra. Pour s’en sortir, il faut absolument renforcer la collaboration. Comme cela est indiqué dans le manifeste de la Révolution progressiste populaire, le peuple doit être en lien avec son armée afin de défendre efficacement le pays.

C’est ce lien que nous devons renforcer et affirmer.

« Il faut renforcer la cohésion entre les différents acteurs »

Si vous aviez une seule recommandation à adresser aux autorités, quelle sera-t-elle ?

Ma recommandation aux autorités s’adresse particulièrement aux autorités militaires. Vous savez que, lorsqu’on parle de déstabilisation, des civils peuvent être impliqués. Mais ceux qui prennent les armes et tirent ne sont généralement pas des civils. « Notre vœu est donc de conjurer à jamais les démons du 15 octobre 1987 au Burkina Faso ». « Il faut que la loyauté autour du camarade capitaine Ibrahim Traoré demeure une chose fondamentale pour tous ses camarades ».

Cela concerne également tous ceux d’entre nous qui, en tant que civils, sont engagés à visage découvert dans ce combat pour la prospérité du pays et de la révolution. Nous sommes conscients des risques liés à cet engagement. Mais cette révolution, c’est la nôtre, parce que le développement qui est engagé est également le nôtre.

Nous appelons donc à davantage de consolidation et de renforcement des rapports entre les différents acteurs prépondérants du MPSR2. Ensuite, la veille citoyenne doit être consolidée afin de permettre au pays d’avancer dans l’ordre et la discipline. Au sommet de l’État, les choses peuvent être solides. Mais si, au sein de la population et du peuple, la dynamique ne suit pas, il subsistera des secteurs dans lesquels des forces de division pourront trouver des points d’appui.

« La division constitue véritablement un problème. Il faut donc éviter les fissures. » Et pour cela, il faut une bonne structuration et une bonne organisation de tous les organes qui accompagnent la Révolution Progressiste Populaire impulsée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré.

 

Vox Sahel

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