Génie électronique : L’ambition burkinabè de fabriquer plutôt que subir
Face à la dépendance aux équipements importés et à la fragmentation des compétences nationales, Sy Traoré, ingénieur en électronique et en automatisme industriel, expert national senior en ingénierie, technologie, éducation et formation, et consultant en innovation, plaide pour une meilleure structuration de la profession. À travers la nouvelle association des acteurs du génie électronique, il ambitionne de renforcer la formation, l’insertion professionnelle des jeunes et la capacité des entreprises burkinabè à concevoir, réparer et produire localement des solutions technologiques.
Monsieur Traoré, vous venez de mettre en place, le samedi 24 octobre 2026, une association. Qu’est-ce qui a motivé sa création et à quels besoins majeurs du secteur du génie électronique au Burkina Faso entend-elle répondre ?
Je voudrais d’abord vous remercier de nous avoir donné la parole. Effectivement, le 24 octobre 2026, à Ouagadougou, s’est tenue à l’Hôtel Pacific l’Assemblée générale constitutive qui a donné naissance à TIS-ABPMGA, l’association burkinabè des professeurs des métiers du génie électronique et assimilés. À l’issue de cette assemblée générale, nous avons été désignés pour conduire les premiers pas de l’association au sein du bureau exécutif.
Pour contextualiser, notre pays connaît actuellement une nouvelle dynamique qui nous invite à compter d’abord sur nos propres forces. Les techniciens, les ingénieurs, les chercheurs, les entreprises, les partenaires et les prestataires de services du secteur de l’électronique souhaitent également y prendre part. C’est dans cet esprit que s’inscrit notre engagement.
La création de l’association découle d’un double constat. D’un côté, notre pays forme des techniciens, des ingénieurs et des scientifiques en électronique. De l’autre, nous disposons d’un tissu d’entreprises et d’ateliers qui proposent différents services : dépannage, vente, installation, maintenance et sécurité électronique, entre autres. Pourtant, aucune structure ne permettait jusqu’ici de rassembler l’ensemble de ces acteurs. Chacun travaillait de son côté, et il n’était pas toujours évident de connaître les compétences disponibles dans notre pays. La création de cette association vise donc à combler ce vide et à rassembler les femmes et les hommes de la profession, ainsi que les entreprises qui les emploient et qui exercent dans le domaine de l’électronique.
Quel diagnostic faites-vous du secteur du génie électronique au Burkina Faso et quels sont les principaux défis auxquels les professionnels sont confrontés ?
Avant tout, il faut reconnaître que le secteur dispose déjà de plusieurs atouts. Nous avons de réelles compétences, de nombreux jeunes diplômés et plusieurs centres de formation spécialisés. Des entreprises contribuent également à faire vivre ce métier, mais les acteurs restent fragmentés.
Le principal défi est l’absence d’une vision précise des compétences disponibles : qui sait faire quoi et dans quelle région ? Nous ne disposons pas encore d’une cartographie des professionnels du secteur. Il existe également un décalage entre la formation et les besoins du terrain.
Le monde évolue très rapidement. Il faut donc faire évoluer les programmes de formation en électronique afin qu’ils répondent davantage aux besoins réels. Avec l’industrialisation et les progrès technologiques, notamment dans le domaine des composants semi-conducteurs, les équipements deviennent de plus en plus miniaturisés. Les technologies progressent rapidement et la formation doit suivre cette évolution.
Il y a aussi les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes. Beaucoup ont été formés, mais peinent à trouver un emploi ou un stage. Par ailleurs, les entreprises du secteur occupent encore une place limitée dans les grands projets nationaux.
Une nouvelle dynamique a été lancée par nos autorités. Nous souhaitons que les professionnels de l’électronique puissent y prendre part. Ce n’est pas l’absence de besoins qui nous freine, mais plutôt le manque d’une structure permettant à la profession d’être juridiquement organisée et de contribuer à ces projets.
Un autre enjeu majeur est notre dépendance aux équipements importés. Il est essentiel de renforcer notre vigilance sur les matériels qui entrent sur notre territoire afin d’anticiper les risques liés à leur qualité, leur sécurité et leur utilisation. Cela peut concerner la santé publique comme la sécurité du territoire. À cela s’ajoutent les questions de reconnaissance des titres et des diplômes, ainsi que le manque de normalisation. Certains de ces défis ne peuvent pas être résolus individuellement. Il est donc important de disposer d’une organisation collective capable de contribuer à leur résolution.
Les autorités vous sollicitent-elles parfois pour donner votre avis sur certains produits importés ? Êtes-vous en relation avec elles afin de mettre en place un cadre permettant aux professionnels de se prononcer sur ces produits ?
Il n’existe pas encore de cadre officiel, mais cela n’empêche pas des contacts individuels. Parmi les électroniciens, certains travaillent dans la fonction publique et sont parfois sollicités pour accompagner les autorités lors de la réception technique de certaines commandes.
Leur avis peut être pris en compte, mais cela reste limité. Souvent, nous sommes consultés alors que les décisions sont déjà prises, et il nous est simplement demandé de donner un avis. Il n’est pas toujours facile, dans ces conditions, de signaler qu’un produit n’est pas compatible ou adapté. Si une demande était adressée officiellement à une organisation dotée d’une existence juridique, nous pourrions apporter une contribution plus structurée.
L’association pourrait également contribuer à la certification des jeunes. Qu’il s’agisse de diplômes d’ingénieurs ou de techniciens, il est important d’évaluer les compétences acquises, notamment le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, afin de former de meilleurs électroniciens capables de contribuer au développement du pays.
Quelles sont les missions prioritaires de votre association et quelles actions concrètes envisagez-vous pour structurer et valoriser la profession ?
Nous avons défini cinq axes prioritaires. Le premier consiste à recenser les compétences et à constituer des répertoires nationaux comprenant les entreprises, les ateliers et les prestataires de services, avec leurs domaines d’intervention et leur implantation régionale. Ce recensement concernera également les techniciens et les ingénieurs.
Le deuxième axe porte sur la formation. Nous voulons développer des programmes de formation continue et de recyclage, notamment en ligne ou en présentiel, et travailler avec les entreprises et le gouvernement pour répondre aux besoins du secteur et renforcer les capacités.
Le troisième axe vise à favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat. Nous souhaitons faciliter les stages des jeunes diplômés dans les entreprises du secteur, développer le mentorat grâce aux experts disponibles et encourager la sous-traitance locale.
Nous chercherons également à accompagner nos membres dans la création d’entreprises afin de contribuer à l’émergence d’une industrie électronique au Burkina Faso. Le quatrième axe concerne l’innovation. Lors de l’Assemblée générale, nous avons mis en place un comité scientifique composé notamment de chercheurs et de docteurs. Ce comité permettra de constituer des groupes de travail chargés de mener des activités de recherche et de développement, afin d’identifier comment mieux appliquer les innovations au contexte burkinabè.
Le cinquième axe concerne la représentation de la profession, notamment sur les questions de normes, de certification, d’homologation et de qualité des prestations. Nos statuts autorisent aussi l’adhésion de personnes morales, ce qui nous permettra de contribuer à la compétitivité des entreprises du secteur. L’ensemble de ces actions reposera sur une gouvernance sobre et transparente.
Que signifie concrètement, selon vous, l’ambition de construire une industrie électronique souveraine au Burkina Faso ? Quelles conditions faut-il réunir pour y parvenir ?
La souveraineté est une notion de plus en plus présente dans tous les domaines, conformément à la nouvelle vision portée par nos autorités. Pour nous, elle consiste à maîtriser progressivement la chaîne de valeur de l’électronique : entretenir, réparer, adapter, puis concevoir et fabriquer des produits. Cette ambition s’inscrit dans la volonté nationale de bâtir un développement endogène.
Un tel développement ne peut pas reposer uniquement sur les individus. Nous avons besoin d’entreprises locales solides, capables de répondre aux appels d’offres et de fournir des prestations de qualité. Pour y parvenir, il faut des compétences formées au bon niveau, des normes adaptées, des équipements et un environnement favorable à l’innovation.
Il faut également que les autorités compétentes, notamment dans les domaines de l’industrie et des mines, puissent prévoir des mécanismes donnant une place aux entreprises disposant de compétences nationales dans la commande publique, à qualité égale. Des financements adaptés aux petites et moyennes entreprises du secteur sont aussi nécessaires, tout comme des partenariats entre la recherche et la production.
Comment les compétences nationales peuvent-elles contribuer à réduire la dépendance aux équipements électroniques importés et à développer des solutions technologiques locales ?
Chaque équipement entretenu, réparé ou adapté localement génère de la valeur ajoutée et contribue à maintenir des emplois au Burkina Faso. La production d’équipements pourra venir plus tard, mais nous devons d’abord être capables d’assurer localement leur maintenance. Cela permettra déjà de réduire la dépendance aux importations. Si nous maîtrisons la maintenance avec les moyens dont nous disposons, nous pourrons éviter d’importer certaines pièces de rechange que nous serions éventuellement capables de fabriquer nous-mêmes.
Je me souviens qu’à l’époque où j’étais au lycée technique, une base aérienne était venue négocier la fabrication d’une pièce destinée à un avion, dans l’atelier génie mécanique de précision. Cela montre que nous avons des possibilités et des compétences à valoriser.
Nos entreprises et nos prestataires de services sont en première ligne. Ils assurent déjà la maintenance et l’installation d’équipements dans les domaines médical et industriel, entre autres. Nous voulons améliorer la qualité de leurs prestations, mieux faire connaître leurs compétences et leur permettre de remporter des marchés aujourd’hui confiés à des prestataires étrangers.
Une fois que nous maîtriserons davantage la maintenance et la production de pièces de rechange, nous pourrons envisager de concevoir ou d’adapter localement des équipements répondant à nos besoins. Il faudra passer de l’idée au prototype, puis du prototype au produit commercialisé par nos entreprises. Les jeunes et les start-ups seront particulièrement encouragés à participer à cette démarche. Le comité scientifique aura également un rôle important à jouer dans la recherche et le développement, afin de contribuer à réduire cette dépendance.
Vous voulez donc dire que les compétences locales existent et que nous avons les moyens de faire, sans nécessairement envier les autres pays ?
Oui, c’est bien ce que je veux dire. Les compétences dont nous disposons suffisent déjà pour assurer la maintenance et la réparation de nombreux équipements importés. Nous devons continuer à les renforcer afin de pouvoir, à l’avenir, concevoir, assembler et fabriquer davantage de solutions localement. C’est aussi une ambition que peuvent partager les Burkinabè et leurs dirigeants.
Selon vous, qu’est-ce qui freine cette émergence ? Nous disposons de techniciens, de compétences et d’expérience, mais cela reste peu visible dans la vie quotidienne des Burkinabè.
Il y a d’abord une question de mentalité. De manière générale, une partie de la population accorde davantage sa confiance aux produits venus de l’étranger. Ensuite, les entreprises et les pouvoirs publics commandent encore beaucoup de produits à l’extérieur. Lorsqu’un équipement est nécessaire, il est fréquent de faire appel à des entreprises étrangères, alors que des entreprises burkinabè pourraient proposer des solutions adaptées.
Il faut donc agir sur plusieurs plans, notamment par la sensibilisation, afin de faire évoluer les mentalités et d’amener la population comme les pouvoirs publics à accorder davantage de confiance aux compétences nationales. Les différentes parties prenantes, y compris les associations, ont un rôle à jouer dans cette démarche. Nos compétences ont déjà fait leurs preuves dans certains secteurs.
Quelles initiatives l’association compte-t-elle mettre en œuvre pour favoriser la formation, l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes ?
Les jeunes sont au cœur de nos projets. Les étudiants peuvent adhérer à l’association et, selon notre règlement intérieur, leur cotisation ne sera pas nécessairement la même que celle des professionnels, qui constituent la principale catégorie concernée par cette contribution.
Cette ouverture doit nous permettre de mobiliser de nombreux étudiants. Concrètement, nous voulons créer un cadre de mise en relation entre les jeunes diplômés, les professionnels expérimentés, les entreprises et les porteurs de projets, afin de stimuler le mentorat, l’accompagnement et le tutorat.
Nous discuterons avec les entreprises pour qu’elles puissent proposer des places de stage et désigner des tuteurs ou des mentors pour les jeunes. Nous souhaitons aussi accompagner les porteurs de projets afin qu’ils transforment leurs solutions techniques en activités économiquement viables.
Nous travaillerons à mettre en place des formations continues, ouvertes et orientées vers les besoins du marché. La révision des cursus universitaires peut prendre du temps, mais il est possible de proposer des formations complémentaires aux programmes déjà dispensés dans les universités.
Ces formations pourront être organisées en ligne ou ponctuellement, sous forme de modules qualifiants dans des métiers spécifiques de l’électronique. Nous travaillerons également avec les universités pour renforcer les liens entre les programmes de formation et la réalité professionnelle, notamment les besoins du marché. Enfin, nos statuts prévoient l’attribution de bourses et de prix pour valoriser l’excellence.
Vous avez annoncé, lors de l’Assemblée générale, la mise en place de répertoires de compétences, de groupes de travail techniques et de programmes de formation. Quel calendrier prévoyez-vous pour concrétiser ces engagements ?
Dans les prochaines semaines, nous allons achever les démarches liées à la mise en place de l’association. Nous travaillons actuellement sur les formalités administratives. Le bureau exécutif doit prochainement se réunir pour répartir les tâches, adopter un calendrier de travail et annoncer officiellement l’ouverture des adhésions. Même si les membres fondateurs ont déjà adopté les statuts, nous voulons accueillir d’autres adhérents.
Nous lancerons également le recensement des compétences. Nous prévoyons, d’ici au premier trimestre 2027, d’organiser une assemblée générale ordinaire au cours de laquelle seront présentés notre programme d’activités et le budget.
À la fin du premier exercice complet de notre mandat, nous souhaitons avoir constitué un premier répertoire des compétences et des entreprises, élaboré un programme de formation, mis en activité des groupes de travail techniques et établi un premier cadre de dialogue avec les institutions et les entreprises.
Comment comptez-vous mobiliser les pouvoirs publics, les entreprises, les établissements de formation et les centres de recherche pour accompagner le développement de cette filière ?
Je commencerai par les centres de recherche. Notre comité scientifique rassemble des chercheurs et des innovateurs qui ont fait leurs preuves et qui travaillent déjà, individuellement, sur des problèmes concrets du pays. Nous voulons mobiliser leur expertise pour accompagner les centres de recherche.
Concernant les établissements de formation, nous souhaitons travailler à l’adaptation ou au renforcement des programmes afin qu’ils soient davantage alignés sur les besoins des entreprises. L’objectif est aussi de promouvoir l’entrepreneuriat à la fin des parcours de formation.
Nous continuerons à communiquer pour encourager de nouvelles adhésions. Il ne s’agit pas seulement des étudiants : les entreprises et les prestataires de services ont également leur place dans l’association. Une fois le répertoire constitué, il sera plus facile d’identifier les compétences et les formations adaptées, puis d’aider les stagiaires à entrer en contact avec les entreprises pour renforcer leur employabilité.
Pour ce qui est des pouvoirs publics, l’existence d’un cadre juridique nous permettra de mener des actions de plaidoyer. Nous espérons être invités à contribuer aux réflexions des instances de décision nationales, notamment sur les normes, l’homologation, la formation et la certification. Nous voulons aussi plaider pour que les entreprises nationales puissent prendre part aux projets publics.
Votre Assemblée générale a également enregistré la participation, par visioconférence, de personnes se trouvant dans différentes régions du monde. Quelle place accordez-vous à la diaspora et aux partenariats internationaux dans la réalisation de vos ambitions ?
Lors de l’Assemblée générale, plusieurs personnes sont intervenues par visioconférence, notamment notre parrain, qui se trouve aux États-Unis, ainsi que des participants d’autres pays, notamment du Sénégal, d’autres pays africains, d’Europe et des États-Unis.
De nombreuses compétences burkinabè se trouvent aujourd’hui à l’étranger. Nos statuts prévoient le maintien de liens avec les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora. Ils nous permettent également de nous affilier à des fédérations et à des organisations internationales.
Nous voulons associer la diaspora au répertoire des compétences, au mentorat et aux formations à distance. Des experts établis à l’étranger peuvent contribuer au renforcement des capacités de nos membres. Nous souhaitons aussi favoriser le transfert de savoir-faire et de compétences, ainsi que les partenariats techniques avec les entreprises locales.
Un membre travaillant dans une grande entreprise internationale du secteur électronique pourrait, par exemple, contribuer au renforcement des compétences des équipes de nos entreprises nationales. Les partenariats avec la diaspora pourront donc porter sur le renforcement des capacités, les besoins techniques et le partage de savoir-faire.
Nous pourrons également nouer des partenariats avec des entreprises de la diaspora dirigées par des Burkinabè. Elles pourraient contribuer au financement d’actions mesurables visant à renforcer les capacités locales. La diaspora et les partenariats internationaux ont donc une place importante dans notre démarche.
Des démarches ont-elles déjà été entreprises et des contacts ont-ils été établis ?
Oui, des discussions sont en cours de part et d’autre. En tant qu’association, nous prenons contact avec des entreprises, mais certaines viennent également à nous après avoir été informées de notre initiative. Je voudrais remercier M. Seny Ganemtoré, CEO de Watigué, qui, par l’intermédiaire de ses filiales aux États-Unis, s’est engagé à travailler avec l’association. Il entend collaborer avec nos professionnels et nos étudiants. D’autres entreprises présentes lors de l’Assemblée générale, notamment Texforces, Netforce et Capelec, etc… Certaines ont même déjà manifesté un intérêt, notamment pour l’accueil de stagiaires.
Quels résultats concrets souhaitez-vous obtenir au cours de votre premier mandat ?
Nous sommes au début du processus : nous sommes en train de poser les fondations. Or, pour construire une maison solide, il faut d’abord travailler sur ses fondations. Au terme de notre mandat de trois ans, nous souhaitons que la profession soit mieux connue, que les professionnels soient mieux formés, que notre représentation dans les instances soit renforcée et que nos entreprises soient plus solides.
Plus concrètement, nous voulons disposer d’un répertoire national des compétences et des entreprises du domaine de l’électronique et des métiers connexes, proposer régulièrement des formations aux membres et aux personnes souhaitant se reconvertir dans les métiers de l’électronique, contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes, soutenir des projets issus de nos groupes de travail et établir un dialogue durable avec les institutions.
Quel message souhaitez-vous adresser aux professionnels, aux jeunes et aux décideurs pour faire émerger une industrie électronique nationale ?
Dans la dynamique actuelle, le génie électronique est au cœur de l’innovation technologique et de l’industrialisation. L’électronique intervient dans de nombreux domaines et contribue au développement de notre quotidien. J’invite donc les professionnels, les entreprises, les prestataires de services, les jeunes, les étudiants et les décideurs à nous rejoindre pour créer une véritable synergie d’action. Ensemble, nous pouvons accomplir beaucoup et faire émerger une industrie électronique nationale forte.

