Présidentielle au Ghana : 13 candidats en lice pour succéder à Nana Akufo-Addo

Présidentielle au Ghana : 13 candidats en lice pour succéder à Nana Akufo-Addo

Le 7 décembre 2024, les électeurs ghanéens se rendent aux urnes pour choisir le prochain président de la République parmi 13 candidats officiels. Alors que 24 candidatures avaient initialement été déposées, seules treize, dont onze hommes et deux femmes, ont été validées par la commission électorale. Deux candidats se démarquent comme favoris : le vice-président et candidat du parti au pouvoir, Dr Mahamudu Bawumia, et l’ancien président John Mahama, représentant du principal parti d’opposition, le National Democratic Congress (NDC).

Les principaux favoris : Mahamudu Bawumia et John Mahama

Le Dr Mahamudu Bawumia, 56 ans, actuel ministre de l’Énergie et ancien ministre de l’Éducation, est le porte-drapeau du Nouveau Parti Patriotique (NPP). Connu pour son style affirmé, Bawumia a suscité la controverse en raison de ses échanges tendus avec les journalistes et certains membres de l’opposition, qui le qualifient parfois d’« arrogants ». Le NPP le décrit toutefois comme « assertif et confiant ». Sa campagne se concentre sur la numérisation de l’économie et une réduction des impôts pour stimuler la croissance économique.

Face à lui, John Mahama, ancien président du Ghana, revient dans l’arène politique. Élu président en 2012 après le décès de son précédent, John Evans Atta Mills, Mahama avait perdu en 2016 face à Nana Akufo-Addo. Il se présente à nouveau pour offrir aux électeurs une politique alternative. Promettant de faire fonctionner l’économie 24 heures sur 24 pour combattre le chômage et d’adopter un gouvernement allégué, Mahama met également sur son expérience pour attirer les votes, notamment dans les régions du Nord, son fief.

Des figures indépendantes et autres candidats notables

Alan Kyerematen, ancien ministre de l’Industrie et candidat malheureux des primaires du NPP, fait parti des quatre candidats indépendants. À ses côtés, Nana Kwame Bediako, connue sous le nom de Cheddar, un homme d’affaires influent et jeune, mène une campagne singulière qui a débuté de manière anonyme sur les réseaux sociaux avant de dévoiler sa candidature en début d’année.

D’autres candidats incluent Osei Kyei-Mensah Bonsu, ex-chef de la majorité au Parlement, et Frema Osei Opare, actuelle cheffe de cabinet, ajoutant ainsi de la diversité à ce cours politique.

Contexte politique et enjeux

Le Dr Bawumia bénéficie d’un soutien fort du NPP, qui cherche à consolider sa base électorale. Sa nomination comme candidat s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence du parti dans les régions clés, en particulier dans le Nord. L’opposition, quant à elle, espère tirer profit des difficultés rencontrées par le gouvernement sortant, notamment en matière d’infrastructures et de gestion économique.

Pour certains observateurs, l’enjeu principal de cette élection est de savoir si les Ghanéens optent pour la continuité avec le NPP ou pour un retour à la politique de John Mahama, qui a une promesse de réformes économiques audacieuses.

La commission électorale a annoncé avoir invalidé onze candidatures pour des erreurs dans les formulaires, une décision reflétée par plusieurs candidats disqualifiés qui envisageaient de contester cette décision en justice. Par ailleurs, avec la montée en puissance des réseaux sociaux, les candidats indépendants comme Cheddar ont su capter l’attention des jeunes électeurs, marquant ainsi un tournant dans la communication politique au Ghana.

Alors que les campagnes se prolongent, la course s’annonce serrée entre les principaux partis. Le choix des électeurs le 7 décembre prochain sera crucial pour l’avenir politique du Ghana et la consolidation de sa démocratie.

Par Vox Sahel

Vox Sahel

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