ÉDITO | Campagne Dɛmɛ Sira: Le chemin de la solidarité qui redonne espoir
Dans un Burkina Faso éprouvé par les conséquences de la crise sécuritaire, la solidarité n’est plus seulement une valeur morale ; elle est devenue une nécessité nationale. C’est dans cet esprit que le ministère en charge de la Solidarité a lancé la campagne Dɛmɛ Sira « le chemin de l’entraide » avec l’ambition de mobiliser toutes les forces vives du pays autour des personnes les plus vulnérables.
Au fil des semaines, cette initiative démontre sa pertinence. Elle a réussi à fédérer des acteurs issus d’horizons divers autour d’un même objectif notamment soulager les souffrances, restaurer la dignité des populations affectées et contribuer à la reconstruction du tissu social.
Les récentes contributions enregistrées dans le cadre de cette campagne en sont une parfaite illustration. A travers un important don composé de 1 000 vélos VTT, de 1 600 pantalons kaki, de 1 000 sacs de maïs de 50 kg, ainsi que de groupes électrogènes et d’autres équipements, El Hadj Seydou Bikienga a apporté un soutien concret aux pupilles de la Nation, aux orphelins et aux veuves des Forces de défense et de sécurité tombées au champ d’honneur. Un geste qui traduit la reconnaissance due à ceux qui ont payé le prix le plus élevé pour la défense de la patrie.
Dans le même élan, la Fondation Coris a mis à disposition une enveloppe de 50 millions de francs CFA destinée à la réalisation de forages dans les zones de retour. Ce choix n’est pas anodin. L’accès à l’eau potable constitue l’une des conditions essentielles du retour durable des populations dans leurs localités d’origine. En contribuant à la réalisation de ces infrastructures, la fondation participe directement à la reconstruction des communautés affectées par la crise.
Ces deux actions diffèrent dans leur nature, mais elles répondent à une même logique : apporter des réponses concrètes à des besoins réels. D’un côté, il s’agit d’accompagner les veuves et les orphelins confrontés aux difficultés du quotidien ; de l’autre, de créer les conditions d’une réinstallation digne des populations de retour. Dans les deux cas, c’est l’humain qui est placé au cœur de l’action.
La véritable réussite de Dɛmɛ Sira réside justement dans cette capacité à transformer la solidarité en actes tangibles. La campagne rappelle que la prise en charge des personnes vulnérables n’est pas uniquement l’affaire de l’État. Elle est une responsabilité partagée qui appelle la contribution des entreprises, des fondations, des associations, des leaders communautaires et de tous les citoyens de bonne volonté. Les gestes posés par El Hadj Seydou Bikienga et la Fondation Coris méritent donc d’être salués. Non seulement pour leur portée sociale immédiate, mais aussi pour le message qu’ils véhiculent : celui d’un Burkina Faso qui refuse l’indifférence et qui choisit de se reconstruire dans la solidarité.
A l’heure où les besoins demeurent immenses, Dɛmɛ Sira apparaît comme bien plus qu’une campagne. Elle est un appel à la conscience collective. Un rappel que chaque contribution, aussi modeste soit-elle, peut changer une vie. Et qu’ensemble, sur le chemin de l’entraide, il est possible de redonner espoir à ceux qui en ont le plus besoin.
La Rédaction

