Edito/Cohésion sociale au Burkina : Le vivre-ensemble, un impératif pour le pays des Hommes intègres
Au lendemain de la prière de l’Aïd el-Fitr, un message fort et unanime s’est élevé des différentes places de prière à travers le Burkina Faso : celui du vivre-ensemble, de la paix et de la cohésion sociale. Les sermons des imams, ont tous convergé vers une même exhortation : préserver l’unité nationale et rejeter tout ce qui pourrait fragiliser notre tissu social.
Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, ces rappels ne sont ni anodins ni superflus. Ils traduisent une inquiétude réelle face aux dérives observées, notamment sur les réseaux sociaux où les discours haineux, les propos divisionnistes et les replis identitaires prennent de plus en plus de place. Qu’ils soient à caractère religieux, ethnique ou régionaliste, ces discours constituent une menace directe pour la stabilité de notre pays. Le Burkina Faso n’a qu’un seul destin. Et ce destin ne peut se construire que dans l’unité.
Nous ne pouvons prétendre être une nation forte si nous nous laissons diviser par des considérations qui affaiblissent notre socle commun. Etre une véritable nation, ce n’est pas seulement partager un territoire, c’est aussi cultiver des valeurs communes que sont le respect, la tolérance, la solidarité et l’acceptation de l’autre dans sa différence. Les leaders religieux, à travers leurs messages lors de l’Aïd, ont rappelé avec insistance la nécessité d’éviter les excès, la haine et les jugements hâtifs. Ils ont invité chaque Burkinabè à faire preuve de responsabilité dans ses paroles et dans ses actes. Car les mots, tout comme les actions, peuvent construire ou détruire.
Il est donc urgent de revenir à l’essentiel : le respect du prochain et la préservation de notre cohésion sociale. Chacun, à son niveau, doit être un artisan de paix. Les réseaux sociaux, en particulier, doivent cesser d’être des espaces de division pour devenir des outils de sensibilisation, de rassemblement et de dialogue. Le vivre-ensemble n’est pas un slogan, c’est un engagement quotidien. Un engagement à faire passer l’intérêt national avant toute autre considération. Un engagement à refuser la manipulation, la haine et la division.
Le Burkina Faso est notre seul héritage commun. Le préserver est une responsabilité collective. Et comme l’ont rappelé les guides religieux, c’est dans l’unité, la foi en des valeurs communes et le respect mutuel que nous pourrons bâtir une paix durable et une nation véritablement forte.
La Rédaction

