Edito/Réduction de plus de 60 % du prix du mètre cube d’eau potable en milieu rural : Quand l’eau cesse d’être un privilège pour devenir un droit réel
La justice sociale ne se proclame pas, elle se construit par des décisions concrètes. La réforme tarifaire engagée par l’Office national de l’eau et de l’assainissement marque, à ce titre, un tournant salutaire. En réduisant de plus de 60 % le prix du mètre cube d’eau potable en milieu rural, le gouvernement corrige une anomalie longtemps dénoncée : celle de faire payer plus cher à ceux qui ont souvent le moins.
L’eau n’est pas un luxe. Elle est une nécessité vitale, un droit fondamental, un socle du développement humain. En la rendant plus accessible aux populations rurales, l’Etat pose un acte fort, porteur de dignité et d’équité. Car derrière les chiffres, ce sont des réalités quotidiennes qui changent : des familles soulagées, des conditions de vie améliorées, une santé mieux préservée.
Cette décision, en phase avec la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, envoie un signal clair : celui d’un engagement à réduire les fractures sociales et territoriales. Elle rappelle surtout que le développement ne peut être durable que s’il est inclusif. Mais au-delà de cette avancée notable, l’attente des populations reste immense.
Elles aspirent à voir se multiplier ces actions concrètes qui impactent directement leur quotidien. L’accès équitable à l’eau doit être le point de départ d’une dynamique plus large touchant d’autres secteurs essentiels. Oui, l’eau c’est la vie. Et garantir son accessibilité, notamment aux plus vulnérables, c’est investir dans le bien-être collectif et l’avenir du pays. Le gouvernement vient de poser un acte fort. Il lui revient désormais de poursuivre sur cette lancée, pour que les promesses de justice sociale se traduisent, partout, en réalités tangibles.
La Rédaction

