Édito/Dani Kouyaté,Etalon d’or FESPACO 2025 : Un sacre qui porte l’espoir mais aussi une réflexion pour l’avenir

Édito/Dani Kouyaté,Etalon d’or FESPACO 2025 : Un sacre qui porte l’espoir mais aussi une réflexion pour l’avenir

Le 1er mars 2025, le cinéma burkinabè a retrouvé sa plus haute distinction au Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), grâce à Dani Kouyaté et son film « Katanga, la danse des scorpions ».

En remportant l’Etalon d’or de Yennenga, Dani Kouyaté a permis au Burkina Faso de renouer avec ce prestigieux trophée après 28 longues années d’attente, depuis le sacre de Gaston Kaboré en 1997. Une attente qui, on peut le dire aujourd’hui, valait largement la peine.Ce prix est une célébration non seulement du talent exceptionnel de Dani Kouyaté, mais aussi de l’identité culturelle et cinématographique du Burkina Faso.

Son film a su captiver le jury par sa thématique intemporelle, son approche onirique et sa forte ancrage dans les réalités culturelles et linguistiques du pays. Le cinéma burkinabè a retrouvé sa place au sommet du cinéma africain, un signal fort envoyé au monde entier, au moment où la 29e édition du FESPACO se clôture.Cependant, il ne faudrait pas que cette victoire soit uniquement perçue comme un point d’orgue. Au contraire, elle doit servir d’inspiration et de moteur pour l’avenir.

Dani Kouyaté, à 61 ans, représente la sagesse, l’expérience et le parcours d’un grand réalisateur qui a façonné l’histoire du cinéma burkinabè. Mais sa génération, qui a marqué de son empreinte le 7e art, sera bientôt appelée à passer le flambeau. Qui viendra après ? Comment préparer la relève ?Le cinéma burkinabè, qui a vu naître des figures emblématiques telles que Gaston Kaboré, Idrissa Ouédraogo, et aujourd’hui Dani Kouyaté, doit se doter de nouveaux talents, des jeunes cinéastes créatifs et passionnés qui sauront perpétuer l’héritage tout en le renouvelant.

Il est primordial de soutenir ces nouvelles générations, en leur offrant des opportunités de formation, de financement et de visibilité, afin que le Burkina Faso continue d’être une véritable capitale du 7e art, au cœur de l’Afrique et sur la scène internationale.Ce trophée n’est donc pas un aboutissement, mais bien un point de départ pour réaffirmer le rôle du cinéma burkinabè et panafricain dans le monde.

Il doit aussi être un appel à l’action pour préparer les générations futures, garantir la pérennité du cinéma dans le pays et renforcer la position du Burkina Faso comme un acteur clé dans la culture et les arts africains.Félicitations à Dani Kouyaté pour ce grand sacre ! Et que cet Etalon d’or de Yennenga soit le prélude à une nouvelle ère de prospérité pour le cinéma burkinabè et africain.

Par Vox Sahel 

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