Paulo Duarte au Burkina Faso : « il faut que je remporte une CAN… »

Paulo Duarte au Burkina Faso : « il faut que je remporte une CAN… »

L’ancien sélectionneur des Étalons, Paulo Duarte, a récemment séjourné au Burkina Faso dans le cadre de l’inauguration d’une académie de football. Une occasion pour le technicien portugais de retrouver un pays qui occupe une place particulière dans son cœur et de se projeter sur l’avenir du football burkinabè.

De passage au Burkina Faso, Paulo Duarte s’est rendu à l’inauguration de l’académie Clube Benfica Campus Focus Sport, initiée par ses amis Narcisse Yaméogo et Izouma Sidibé. Impressionné par la qualité des infrastructures et du travail réalisé, il n’a pas caché sa fierté :

« Il me fallait être présent pour cet événement important pour le football burkinabè. J’ai été impressionné et surpris par l’infrastructure et la qualité du travail accompli. »

Pour lui, ce séjour était aussi l’occasion de revenir sur une terre qu’il considère comme sa « deuxième patrie » et de constater les progrès réalisés en matière de football et de développement de la jeunesse.

Après ses expériences au Togo et en Arabie Saoudite, Paulo Duarte se retrouve actuellement sans club. Il a résilié son dernier contrat en Arabie Saoudite d’un commun accord, bien que cela ne soit pas lié aux résultats sportifs. Malgré ces séparations prématurées, il garde un excellent souvenir de son passage en Arabie Saoudite, où il a affronté certains des meilleurs joueurs du monde comme Cristiano Ronaldo et Karim Benzema.

« Depuis presque quatre mois, je suis chez moi à profiter de ma famille. Je suis un entraîneur libre et je reste ouvert à de nouvelles opportunités, que ce soit en Afrique, en Europe ou en Asie. »

Un retour au Burkina Faso ? « Pourquoi pas ! »

Interrogé sur un éventuel retour à la tête des Étalons, Paulo Duarte n’exclut pas cette possibilité. Fort d’une relation privilégiée avec le Burkina Faso, il estime que son travail a contribué à poser les bases du succès actuel de l’équipe nationale.

« L’aventure entre le Burkina et moi date d’il y a 18 ans. Nous avions entamé un projet qui est en train de porter ses fruits. Les performances du Burkina en phase finale de la CAN nous sont aussi imputables. »

Il évoque également son attachement au pays, rappelant qu’il a déjà été décoré deux fois et qu’il lui manque une distinction supplémentaire pour devenir Commandeur de l’Ordre national. Pour cela, il se fixe un objectif ambitieux :

« Il faut que je revienne faire quelque chose de spécial, comme une qualification à la Coupe du monde ou remporter une CAN. Cela me manque et j’y tiens. »

Paulo Duarte suit toujours de près l’évolution du football burkinabè. Il considère que les Étalons sont désormais une équipe redoutée sur le continent africain et qu’ils ont le potentiel pour viser le titre lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.

« Le Burkina est toujours candidat au sacre continental. Aujourd’hui, tout le monde le considère comme un adversaire coriace. »

Avec une équipe expérimentée et une série de qualifications successives aux phases finales de la CAN, le technicien portugais estime que les Étalons sont à la hauteur des meilleures sélections africaines, comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

En repensant à son passage à la tête des Étalons, Paulo Duarte retient plusieurs souvenirs marquants. Sa plus grande fierté reste d’avoir contribué à faire du Burkina Faso une nation respectée sur la scène du football africain.

« Au-delà des performances aux phases finales de la CAN, ma satisfaction est que le Burkina soit maintenant connu en Europe et un peu partout dans le monde. »

Il rend hommage aux joueurs emblématiques qu’il a dirigés, tels que Mahamoudou Kéré, Moumouni Dagano, Charles Kaboré et Jonathan Pitroipa. Mais s’il devait exprimer un regret, ce serait de ne pas avoir qualifié le Burkina Faso pour une Coupe du monde.

Enfin, il adresse un message au public burkinabè, dont il garde un souvenir impérissable :

« Je voulais saluer ce fantastique public, habitué à gagner. Je prie tous les jours pour que le Burkina retrouve le stade du 4-Août pour recevoir ses adversaires. Ce serait le plus grand cadeau qu’on puisse lui offrir. »

Avec ce nouvel hommage au Burkina Faso, Paulo Duarte laisse entendre que son aventure avec les Étalons pourrait bien ne pas être terminée. Une CAN ou une Coupe du monde à l’horizon ? L’avenir nous le dira.

Par Vox Sahel

Source : Sidwaya

Vox Sahel

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