Portrait/Ibrahim Diarra : Le « mur imprenable » qui a forgé l’histoire du football burkinabè
Né le 16 février 1971 à Bobo-Dioulasso, Ibrahim Diarra est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs gardiens de but de l’histoire du Burkina Faso. Surnommé le « mur imprenable », il a marqué de son empreinte les plus grandes pages du football burkinabè.
Ibrahim Diarra fait partie des figures emblématiques du football burkinabè. Reconnu pour ses réflexes incroyables, son courage et son leadership, il reste l’un des plus grands gardiens de but de l’histoire des Étalons. Capitaine charismatique, il a marqué les mémoires en dirigeant la défense burkinabè à la CAN 1998, organisée sur les terres du Burkina Faso. Sa performance tout au long de cette compétition a contribué à propulser les Étalons en demi-finale, un moment historique pour le football burkinabè.
Formé au Jeunesse Club de Bobo (JCB), Diarra a gravi les échelons pour rejoindre les deux plus grands clubs burkinabè : ASFA-Yennenga, sous la direction du légendaire entraîneur Malick Djabir, et l’Étoile Filante de Ouagadougou (EFO), où il a laissé une empreinte indélébile. Parmi ses exploits mémorables figure une victoire emblématique (2-0) face à l’ASEC Mimosas de Philippe Troussier en 1992, lors d’un match amical historique.
Sa carrière l’a ensuite mené au-delà des frontières, notamment à Oman, aux Émirats Arabes Unis, et au Maroc, où il a porté les couleurs du FUS Rabat.
En équipe nationale, Ibrahim Diarra a été un titulaire incontestable entre 1992 et 2001, prenant part à toutes les compétitions officielles. Un épisode marquant de sa carrière est survenu en 1997, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1998. Suspendu pour un match crucial contre le Kenya, il a dû céder sa place, laissant l’opportunité au jeune Abdoulaye Soulama de se révéler. Mais c’est surtout son éclatante performance contre les Black Stars du Ghana à Accra en 1990 qui a gravé son nom dans les annales du football africain.
Après avoir raccroché les crampons, Ibrahim Diarra s’est tourné vers l’entraînement, poursuivant ainsi son amour pour le football. Il a entamé sa carrière d’entraîneur en 2003 au JCB, son club formateur, qu’il a guidé jusqu’à la première division du Fasofoot en 2004-2005. Il a ensuite officié à l’EFO jusqu’en 2009 avant de prendre les rênes du Royal FC, qu’il a entraîné en 2020 en première division burkinabè. Actuellement, il est de retour à la tête de son club de cœur, le JCB.
Un héritage vivant
Aujourd’hui encore, Ibrahim Diarra continue d’inspirer par son engagement et sa résilience. Toujours actif dans le football burkinabè, il demeure un modèle pour les générations actuelles et futures. À 54 ans, ce monument du sport burkinabè incarne la passion, le travail et le dévouement. Nous lui souhaitons santé et succès dans tous ses projets.
« L’histoire du football burkinabè ne s’écrit pas sans Ibrahim Diarra. »
Par Vox Sahel

