Législatives sénégalaises : Le triomphe du Pastef aux législatives consacre l’ère Sonko-Diomaye
Les Sénégalais ont voté ce dimanche 17 novembre dans un climat apaisé pour élire leurs députés. Une sérénité remarquable après une campagne électorale marquée par des tensions. Les premières tendances sont claires : le Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, s’impose largement face à ses adversaires, confirmant son ascension politique amorcée lors de la présidentielle de mars dernier.
Près de huit mois après l’élection présidentielle qui a vu Bassirou Diomaye Faye accéder au poste de Premier ministre, les législatives confirment l’adhésion des Sénégalais à leur projet de rupture. Avec une majorité parlementaire désormais acquise, le Pastef dispose de tous les leviers pour appliquer son programme.
Cette victoire, si attendue, n’en est pas moins spectaculaire par son ampleur. Les adversaires du Pastef, à commencer par l’ancien président Macky Sall, n’ont pas su mobiliser face à une équipe qui incarne le renouveau politique pour un grand parti de l’électorat. Macky Sall, dont la figure reste associée aux crises passées, pourrait avoir contribué, involontairement, à galvaniser le soutien en faveur de Sonko.
Le triomphe du Pastef place désormais le parti face à une responsabilité immense. Détenir à la fois l’exécutif et le législatif donne au gouvernement les moyens nécessaires pour mettre en œuvre ses engagements, mais cela aussi supprimer toute excuse en cas d’échec.
Les Sénégalais, porteurs d’une grande espérance, attendant des résultats tangibles. Si les dirigeants du Pastef ont jusqu’ici démontré une détermination et une vision claire, les défis qui les attendent sont nombreux, allant des réformes économiques aux promesses sociales avancées.
Au-delà de la victoire du Pastef, ces législatives ont mis en lumière la maturité démocratique du Sénégal. Après une campagne tendue, le scrutateur s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur. Une atmosphère qui tranche avec les crispations des mois précédents et reflète le sens des responsabilités des électeurs comme des candidats.
Des figures politiques comme Amadou Bah, ancien Premier ministre, et Barthélémy Dias, maire de Dakar, ont même publiquement félicité les vainqueurs. Ces gestes de fair-play, relayés sur les réseaux sociaux, montrent un visage apaisé de la démocratie sénégalaise, où la défaite peut aussi s’accompagner de dignité.
Le Pastef, désormais aux commandes du Sénégal, porte les espoirs d’un pays en quête de changement. Mais avec ce pouvoir vient une attente accumulée : celle de prouver que les promesses de rupture peuvent se traduire en actions concrètes.
Les Sénégalais ont joué leur rôle en se mobilisant massivement pour exprimer leur choix. Désormais, il revient à Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye et leur équipe de prouver qu’ils sont à la hauteur de cette confiance. À l’heure du bilan, ils ne pourront se dérober face aux attentes d’une nation entière.
Par Vox Sahel

