RECONQUÊTE DU TERRITOIRE : UN SIGNAL POSITIF RELEVÉ PAR LA MISSION DU FMI

RECONQUÊTE DU TERRITOIRE : UN SIGNAL POSITIF RELEVÉ PAR LA MISSION DU FMI

La reconquête sécuritaire du territoire burkinabè produit des signes perceptibles au-delà des appréciations des autorités nationales. Au terme de sa mission d’évaluation de la mise en œuvre du programme économique et financier conclu entre le Burkina Faso et le Fonds monétaire international (FMI), la délégation de l’institution financière internationale a relevé une amélioration palpable de la situation sécuritaire lors de ses déplacements à l’intérieur du pays.

Conduite par Jaroslaw Wieczorek, la mission a présenté ses conclusions au ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, le mercredi 4 novembre 2026, à Ouagadougou. Une appréciation qui donne une dimension particulière à cette sixième revue de l’accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), au-delà des seuls indicateurs économiques et financiers.

La sécurité, un signal observé sur le terrain

C’est l’un des enseignements majeurs de cette mission : l’amélioration de la situation sécuritaire ne se limiterait pas aux statistiques ou aux déclarations officielles. Au cours de ses déplacements à l’intérieur du pays, la délégation du FMI affirme avoir constaté une évolution positive du contexte sécuritaire.

Cette observation revêt un intérêt particulier dans un pays confronté depuis plusieurs années à une crise sécuritaire qui a profondément affecté les activités économiques, les services sociaux de base et les conditions de vie des populations.

La possibilité de circuler dans certaines zones, la reprise progressive des activités socio-économiques et les perspectives de retour des populations déplacées constituent autant d’enjeux liés à l’amélioration de la sécurité. Même si cette appréciation du FMI ne signifie pas que les défis sécuritaires sont définitivement surmontés, elle traduit néanmoins la perception d’une évolution favorable dans les localités visitées.

Un lien stratégique entre sécurité et souveraineté économique

Au Burkina Faso, la question sécuritaire demeure étroitement liée à celle de la souveraineté économique. La sécurisation des territoires conditionne la reprise des activités agricoles, la circulation des marchandises, le fonctionnement des entreprises et la mobilisation des ressources publiques.

Dans cette perspective, le constat de la mission du FMI met en lumière une réalité fondamentale : les efforts de stabilisation économique ne peuvent produire pleinement leurs effets sans une amélioration durable du contexte sécuritaire.

La reprise des activités dans les zones affectées par l’insécurité pourrait ainsi contribuer à élargir l’assiette fiscale, à renforcer les circuits commerciaux et à favoriser le retour des investissements. La sécurité apparaît donc comme un levier essentiel de résilience économique et de développement territorial.

Des performances économiques malgré les défis sécuritaires

Outre cette appréciation sécuritaire, la mission du FMI a salué plusieurs acquis dans la conduite des finances publiques. Elle a notamment relevé la qualité de la programmation budgétaire, la bonne gestion des finances publiques, la mobilisation satisfaisante des recettes et la crédibilité du Burkina Faso sur le marché financier.

Ces résultats témoignent de la capacité des autorités burkinabè à maintenir les équilibres économiques dans un environnement marqué par d’importantes contraintes sécuritaires et humanitaires.

La clôture de cette sixième revue constitue ainsi une étape importante dans le suivi du programme économique et financier conclu avec le FMI. Mais au-delà des performances budgétaires, c’est surtout le regard porté par la mission sur l’évolution de la situation sécuritaire qui retient l’attention.

Dans un contexte où la restauration de l’intégrité territoriale demeure une priorité nationale, cette appréciation d’un partenaire financier international apporte un éclairage supplémentaire sur les évolutions observées sur le terrain. Elle rappelle surtout que la sécurité ne constitue pas seulement un impératif de défense nationale : elle est également le socle indispensable de la relance économique et du retour à une vie normale pour les populations.

Vox Sahel

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