Blocus contre Cuba : L’ambassadrice Enith Pérez Retureta appelle à défendre la souveraineté et la dignité du peuple cubain

Blocus contre Cuba : L’ambassadrice Enith Pérez Retureta appelle à défendre la souveraineté et la dignité du peuple cubain

L’amitié entre Cuba et le Burkina Faso s’est une nouvelle fois exprimée à travers un élan de solidarité contre le blocus économique, commercial et financier imposé à l’île des Caraïbes depuis plusieurs décennies. A l’occasion d’une campagne internationale de solidarité panafricaine en faveur de Cuba, l’ambassadrice de ce pays au Burkina Faso, Enith Pérez Retureta, a exprimé sa reconnaissance aux organisations et militants burkinabè engagés dans la dénonciation de cette politique. C’était le samedi 31 octobre 2026, à l’occasion d’une activité organisée par l’ambassade de Cuba au Burkina Faso, en collaboration avec la Coalition de l’élimination de l’impérialisme en Afrique, issue de la diaspora, le Centre Thomas Sankara, les Amis de Cuba et les enfants de Thomas Sankara.

Face aux représentants des organisations participantes et aux amis de Cuba, l’ambassadrice Enith Pérez Retureta n’a pas caché son émotion. Elle a salué une nouvelle marque d’amitié d’un peuple qu’elle considère comme frère et cher à Cuba. « Je tiens à vous remercier du fond du cœur pour votre soutien à notre pays et pour votre dénonciation de cette politique de blocus qui fait tant de mal à notre population », a-t-elle déclaré.

Enith Pérez Retureta, Ambassadrice de Cuba au Burkina Faso
Enith Pérez Retureta, Ambassadrice de Cuba au Burkina Faso

Pour la diplomate, cette mobilisation constitue bien plus qu’un simple geste de sympathie. Elle traduit un engagement concret aux côtés d’un peuple confronté à des difficultés particulièrement éprouvantes. « Pour les Cubains, la solidarité a une très grande valeur », a-t-elle souligné, avant de rappeler combien il est réconfortant de savoir que des amis, même éloignés géographiquement, comprennent les difficultés et les luttes de son pays. Elle a notamment remercié les participants pour leurs déclarations et leur présence, tout en estimant que leur engagement donne au peuple cubain « la force de continuer ».

Au cœur de son intervention figurait la question du blocus américain et de ses conséquences sur les conditions de vie des populations. L’ambassadrice a rappelé que, le 28 octobre dernier, Cuba avait enregistré une nouvelle victoire diplomatique à l’Assemblée générale des Nations unies, où la grande majorité des Etats s’est prononcée contre le maintien de cette politique. Pour elle, cette position internationale confirme l’absence de justification d’une mesure qui affecte durablement l’économie et la population cubaines.

La situation s’est toutefois aggravée, selon elle, avec le décret signé le 29 janvier par le président des États-Unis. Ce texte, a-t-elle expliqué, instaure un véritable encerclement énergétique en exerçant des pressions sur les pays susceptibles d’approvisionner Cuba en carburant. Une situation aux conséquences importantes sur le fonctionnement du pays et la vie quotidienne de ses habitants. « Empêcher un pays d’obtenir du carburant, des médicaments, des équipements et des produits indispensables, au moyen de menaces et de sanctions, revient à punir toute une population », a dénoncé Enith Pérez Retureta. Elle a ainsi contesté une politique qui, selon elle, prive les citoyens des ressources nécessaires à leur vie, à leur développement et à leur bien-être dans le but d’imposer la volonté d’un autre État.

L’ambassadrice a également placé son plaidoyer sur le terrain du droit international et du respect de la souveraineté des nations. « Aucun pays n’a le droit de décider à la place d’un autre comment il doit organiser sa société », a-t-elle insisté. La non-ingérence, l’égalité entre les nations et le droit des peuples à choisir librement leur avenir constituent, à ses yeux, des principes fondamentaux qui doivent être défendus sans distinction de puissance ou de position géographique. Cette position rejoint les préoccupations exprimées dans la déclaration de solidarité du Centre Thomas Sankara.

L’organisation y a réaffirmé son opposition au blocus économique, commercial et financier contre Cuba, qu’elle considère comme une politique injuste, inhumaine et contraire aux principes de solidarité entre les peuples. Elle dénonce notamment les entraves à l’accès aux médicaments, aux équipements médicaux, aux technologies et aux ressources indispensables au développement économique et social de l’île. Le Centre Thomas Sankara estime que le peuple cubain ne doit pas subir les conséquences de décisions imposées de l’extérieur. Il appelle à la levée immédiate et sans condition du blocus, à la suppression des mesures extraterritoriales qui pénalisent les entreprises et les banques étrangères commerçant avec Cuba, ainsi qu’à la fin des restrictions sur les échanges internationaux.

L’organisation plaide également pour la mise en œuvre effective des résolutions des Nations unies et la constitution d’un front international de solidarité avec le peuple cubain. Pour l’ambassadrice, cette mobilisation s’inscrit dans une histoire d’amitié et de combats partagés entre les deux peuples. Elle a particulièrement salué le soutien du gouvernement burkinabè, de ses autorités et de la Confédération des Etats du Sahel (AES), pour leur engagement en faveur du droit des peuples à disposer librement de leur avenir. Elle a évoqué les figures de Fidel Castro et de Thomas Sankara, symboles d’un rapprochement historique autour des idéaux de justice, de liberté, d’indépendance et de solidarité.

Plusieurs associations ont assisté à l'événement
Plusieurs associations ont assisté à l’événement

« Cette amitié reste bien vivante, et vous en êtes une partie essentielle », a-t-elle affirmé, avant de rappeler que Cuba a toujours voulu partager avec le monde ce qu’il possède, et non ce qui lui reste. La solidarité, la défense de la paix, la coopération entre les nations et la protection des plus vulnérables constituent, selon elle, des valeurs fondamentales de l’identité cubaine.

Enith Pérez Retureta a enfin assuré que son pays demeurera aux côtés du Burkina Faso avec la même fidélité que celle manifestée par les organisations et militants burkinabè. Elle a réaffirmé la détermination de son peuple à défendre son indépendance, sa souveraineté et sa dignité, quel qu’en soit le prix. Les amis de Cuba ont réaffirmé leur soutien à libération totale et à la souveraineté du pays du président Fidèle Castro.

Par Amir BAKO

Vox Sahel

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