Expulsions d’orpailleurs en Guinée : La solidarité se mobilise pour le retour de milliers de Burkinabè

Expulsions d’orpailleurs en Guinée : La solidarité se mobilise pour le retour de milliers de Burkinabè

Plusieurs milliers de Burkinabè travaillant sur des sites d’orpaillage artisanal en Guinée sont concernés par une vaste opération d’expulsion menée par les autorités guinéennes contre l’exploitation minière clandestine. Face à cet afflux de migrants aux frontières maliennes, les autorités burkinabè et des acteurs du secteur privé se mobilisent pour organiser leur retour au pays dans des conditions dignes.

La situation humanitaire suscite une mobilisation au Mali comme au Burkina Faso. Dans un communiqué publié le 3 novembre 2026 à Bamako, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) du ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile a fait état d’un important afflux de ressortissants de plusieurs nationalités à la frontière entre le Mali et la Guinée, en direction du district de Bamako.

Cet afflux fait suite aux opérations engagées par les autorités guinéennes pour mettre définitivement fin à l’orpaillage clandestin et illégal sur leur territoire.

Le Mali organise l’accueil des migrants

Face à cette situation, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes du Mali assure que des dispositions sont prises pour accueillir les personnes concernées dans des conditions appropriées et faciliter leur acheminement vers leurs pays d’origine respectifs.

Les autorités maliennes ont également appelé les populations au calme, à la sérénité et au civisme. Elles les invitent à collaborer avec les Forces armées et de sécurité afin de faciliter la gestion humanitaire de cet événement.

Le Burkina Faso mobilise les moyens pour le rapatriement

Particulièrement concerné par cette opération, le Burkina Faso compte parmi les pays dont de nombreux ressortissants exerçaient des activités sur les sites d’exploitation artisanale de l’or en Guinée.

Selon une source gouvernementale citée par l’Agence d’information du Burkina (AIB), les autorités burkinabè ont pris des dispositions pour assurer le retour de plusieurs milliers de compatriotes dans « la dignité et la décence ».

Dans cette dynamique, une délégation gouvernementale est annoncée au Mali le mercredi 4 novembre 2026. Elle devra apporter l’assistance nécessaire aux ressortissants burkinabè confrontés à cette situation de détresse et contribuer à l’organisation de leur retour au pays.

Des compagnies de transport apportent leur contribution à l’effort de solidarité

Au-delà de la mobilisation gouvernementale, des acteurs du secteur privé apportent également leur contribution à cette opération de solidarité nationale.

C’est le cas d’Adama Boureima Ouédraogo, président-directeur général de la Société de transport Aorèma et frères (STAF), qui a décidé de mettre à contribution une vingtaine de bus de sa compagnie pour participer au rapatriement des compatriotes depuis le Mali.

Cette initiative vient renforcer les efforts déployés pour faciliter le retour des Burkinabè concernés par les opérations d’expulsion en Guinée.

En attendant le dénouement de cette opération, les autorités burkinabè appellent les populations au calme et à la retenue. Elles les exhortent également à ne pas céder à la manipulation et à la désinformation autour de cette situation.

La mobilisation des pouvoirs publics et des acteurs privés traduit ainsi un élan de solidarité en faveur des compatriotes confrontés à cette épreuve, avec pour priorité de leur permettre de regagner leur pays dans des conditions dignes et sécurisées.

Vox Sahel

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