ÉLIMINATOIRES CAN 2027 : Le Burkina veut rebondir face à la Centrafrique ce lundi
Après une sortie décevante face au Bénin, le Burkina Faso est appelé à réagir dès ce lundi 28 septembre 2026 à Casablanca, au Maroc, face à la République centrafricaine. À la veille de cette rencontre, les Étalons affichent une détermination intacte et entendent transformer leur contre-performance en motivation pour la suite de la compétition.
Le nul concédé vendredi dernier face aux Béninois a laissé un goût amer dans le camp burkinabè. Mais pour le sélectionneur Amir Abdou, pas question de s’attarder sur cette contre-performance. « Le peuple est déçu et moi aussi, mais nous n’avons pas le temps de s’attarder sur cette contre-performance. Nous allons en tirer les leçons pour avancer », a-t-il déclaré dimanche 27 septembre à Casablanca, lors de la conférence de presse d’avant-match.
Face à la Centrafrique, le technicien burkinabè annonce une équipe déterminée à aller chercher un résultat. « Il n’est pas question de baisser les armes. Nous irons en conquérants pour aller chercher un résultat contre la Centrafrique », a-t-il insisté.
Une équipe centrafricaine ambitieuse
En face, les Fauves abordent cette rencontre avec une ambition clairement affichée. Battue par la Mauritanie lors de sa précédente sortie, la sélection centrafricaine veut rapidement tourner la page et se relancer dans la course à la qualification.
Son entraîneur, Eloge Enza Dominique Youfeigan, assure que son groupe a retrouvé un bon état d’esprit. « On a nettoyé nos têtes, nos pieds, nos cœurs pour affronter le favori sur papier du groupe qu’est le Burkina », a-t-il déclaré à Casablanca.
Pour le technicien centrafricain, chaque rencontre constitue désormais une finale. L’objectif est clairement affiché : décrocher une première qualification historique à la CAN. « Le mot d’ordre, c’est la victoire et rien d’autre », a-t-il martelé, tout en soulignant que son équipe entend d’abord se concentrer sur ses propres forces.
Tapsoba : « Transformer nos faiblesses en forces »
Chez les Étalons, le défenseur Edmond Tapsoba appelle également à tirer les enseignements de la précédente rencontre. « Nous sommes déçus, mais il faut passer à autre chose. Nous apprenons de nos erreurs. Le match, c’est déjà demain. Donc pas de temps à perdre. Nous allons transformer cette déception en force pour le match de demain », a-t-il déclaré.
La gestion physique du groupe constitue toutefois un point de vigilance. Amir Abdou a indiqué qu’Edmond Tapsoba et Ismaïla allaient mieux. En revanche, Dango Ouattara n’est pas encore rétabli. Le cas du gardien Hervé Koffi devait également être réévalué dans la soirée avant une décision définitive.
« Le groupe est conscient de sa mission », a assuré le sélectionneur burkinabè, qui rappelle que les Étalons devront composer avec une équipe centrafricaine disposant notamment d’un jour de récupération supplémentaire.
Un duel arbitré par un trio bissau-guinéen
La rencontre Centrafrique-Burkina Faso sera dirigée par un trio arbitral de Guinée-Bissau conduit par Alder Assau, tandis que le commissaire du match est de nationalité camerounaise.
À Casablanca, le décor est donc planté pour une rencontre à fort enjeu. D’un côté, des Étalons désireux de corriger le tir après leur sortie face au Bénin ; de l’autre, des Fauves déterminés à jouer pleinement leur chance. Le coup d’envoi est prévu ce lundi 28 septembre 2026.
À Casablanca, Ibrahima Kaliloullah

