Étalons : après la défaite face à l’Argentine, Ibrahim Dianda réclame une remise à plat entre la FBF et le ministère

Étalons : après la défaite face à l’Argentine, Ibrahim Dianda réclame une remise à plat entre la FBF et le ministère

Après la rencontre entre les Étalons du Burkina Faso et l’Argentine, les critiques ne tombent pas. Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, Ibrahim Dianda, vice-président de la Commission Communication, Marketing et des médias de la Fédération burkinabè de football (FBF), estime que les difficultés du football national dépassent le seul cadre sportif. Il pointe du doigt les dysfonctionnements dans les rapports entre la FBF et le ministère en charge des Sports et appelle à des décisions rapides avant la prochaine fenêtre internationale de novembre.

Il est temps de crever l’abcès avant qu’il ne soit trop tard. Beaucoup d’encre et de salive coulent depuis ce match des Étalons face à l’Argentine. Les réactions fusent, les critiques se multiplient et les passions se déchaînent. Rien de plus normal ! Le football est une passion nationale et chaque Burkinabè est en droit d’exprimer sa déception.

Mais au-delà de l’émotion et des critiques, ayons le courage de regarder la réalité en face : le mal est bien plus profond que ce que nous avons vu sur le terrain.

Il faut oser le dire ! La cohabitation entre la Fédération burkinabè de football (FBF) et le ministère en charge des Sports est loin d’incarner le modèle de collaboration dont notre football a besoin.

Les dysfonctionnements actuels doivent nous interpeller et nous pousser à nous poser les véritables questions.

À un moment donné, il faut savoir mettre les ego de côté, dépasser les intérêts personnels et placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute autre considération.

Fort heureusement, j’ai la conviction que les plus hautes autorités ont pris la mesure de la situation et sauront agir en conséquence.

Il ne suffit plus de dénoncer les conséquences, il faut désormais avoir le courage de s’attaquer aux causes.

La prochaine fenêtre internationale de novembre approche à grands pas. Si rien ne change dans les rapports entre les différentes parties prenantes, nous risquons de revivre les mêmes difficultés, avec des conséquences potentiellement encore plus regrettables.

Le temps n’est plus aux accusations réciproques, mais aux décisions courageuses. Il faut urgemment repenser la collaboration entre la FBF et le ministère, clarifier les responsabilités et instaurer une véritable synergie au service de nos équipes nationales.

Quand l’orgueil prend le dessus sur l’intérêt national, c’est tout un peuple qui en paie le prix.

Il est encore temps d’agir, mais demain pourrait être trop tard !

Ibrahim Dianda

Vice-président de la Commission Communication, Marketing et des médias de la FBF

Vox Sahel

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