Tenkodogo : l’APEC prépare la mise en service de sa deuxième usine de transformation de tomates
L’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC) poursuit la concrétisation de ses projets industriels. À Pédogo, dans la commune de Tenkodogo, les travaux de construction de la deuxième usine communautaire de transformation de tomates sont à un stade avancé. Les équipements sont déjà installés et les premiers essais sont annoncés pour la mi-septembre 2026.

À quelques kilomètres du centre-ville de Tenkodogo, le chantier de l’usine de transformation de tomates de l’APEC prend progressivement forme. Implantée sur une superficie de trois hectares, l’unité industrielle dispose désormais de ses principales infrastructures. La plateforme industrielle, les magasins de stockage, les locaux techniques, le bloc administratif ainsi que l’atelier de maintenance sont notamment en phase de finition.
Une équipe de l’APEC, conduite par son Directeur général, Karim TRAORÉ, s’est rendue sur le site afin de constater l’état d’avancement des travaux et de s’assurer du respect du calendrier de mise en service. La délégation était accompagnée d’Adama KAMBONÉ, chargé de mission auprès de la Présidence du Faso pour la région du Nakambé, ainsi que de Moubara BAGAGNAN, délégué régional élu des souscripteurs de la SCOOP-CA/APEC.

Des essais prévus à partir du 15 septembre
À l’issue de la visite, le Directeur général de l’APEC s’est dit satisfait de l’évolution du chantier et a voulu rassurer les souscripteurs sur la prochaine ouverture de leur unité industrielle.
« Les travaux sont bien avancés et nous pouvons effectivement rassurer les souscripteurs que leur usine va bientôt être ouverte », a déclaré Karim TRAORÉ.
Les premiers tests des équipements sont prévus autour du 15 septembre 2026. Ils devraient s’étaler sur une période comprise entre dix jours et deux semaines. Cette phase permettra notamment de vérifier le fonctionnement des différentes machines et d’effectuer les derniers réglages avant le démarrage des opérations.
Pour Karim TRAORÉ, cette avancée traduit les premiers résultats de la mobilisation autour de l’entrepreneuriat communautaire. Il a, par ailleurs, rappelé que les souscriptions se poursuivent, alors que la première phase de mobilisation des capitaux approche de son terme.
« C’est une fierté pour nous d’annoncer à nos souscripteurs que leur mobilisation porte désormais ses fruits », a-t-il souligné.

Plus de 1 000 emplois directs et indirects à terme
La future unité industrielle devrait également constituer un important levier de création d’emplois dans la région du Nakambé. Dans sa première phase d’exploitation, elle devrait employer plus d’une centaine de jeunes et de femmes.
À terme, l’APEC annonce la création d’environ 300 emplois directs et près de 1 000 emplois indirects. Le fonctionnement de l’usine devrait ainsi stimuler plusieurs activités connexes, notamment le transport, la manutention, l’approvisionnement, la production et la restauration.
Pour les responsables de l’APEC, l’enjeu dépasse donc le seul fonctionnement de l’unité industrielle. Il s’agit également de structurer tout un écosystème économique autour de la transformation de la tomate.

Les producteurs appelés à anticiper les besoins
L’APEC entend d’ores et déjà préparer l’approvisionnement de l’usine en matière première. Le Directeur général a ainsi invité les producteurs de tomates à se rapprocher de l’Agence afin de mieux s’organiser en prévision du démarrage des activités.
Adama KAMBONÉ a également appelé les producteurs à anticiper cette nouvelle opportunité. Il les a encouragés à se structurer afin de pouvoir répondre efficacement aux besoins de l’unité en tomates fraîches.
Selon le calendrier présenté, les besoins en matière première devraient connaître une hausse à partir de la première semaine de novembre 2026. Pour les producteurs, cette demande constitue un nouveau débouché commercial susceptible de contribuer à l’amélioration de leurs revenus.

« L’usine est bel et bien une réalité »
Du côté des souscripteurs, l’évolution du chantier est accueillie avec satisfaction. Après avoir parcouru les installations, Moubara BAGAGNAN, délégué régional élu des souscripteurs de la SCOOP-CA/APEC, a salué la matérialisation du projet.
« L’usine est bel et bien une réalité », a-t-il affirmé, invitant les souscripteurs à maintenir leur confiance et à poursuivre leur mobilisation.
D’un coût annoncé de 7,5 milliards de FCFA, l’usine de Tenkodogo constitue la deuxième unité de transformation de tomates portée par l’APEC, après celle de Bobo-Dioulasso.
Avec les infrastructures désormais visibles, les équipements installés et les premiers essais annoncés pour la mi-septembre, le projet entre dans une phase décisive. À Pédogo, l’enjeu est désormais de transformer cet investissement industriel en une véritable chaîne de valeur autour de la tomate, au bénéfice des producteurs, des jeunes, des femmes et de l’économie locale.

