Présentation de lettres de créances d’une douzaine d’ambassadeurs à Koulouba : Le Burkina renverse les narratifs

Présentation de lettres de créances d’une douzaine d’ambassadeurs à Koulouba : Le Burkina renverse les narratifs

Il y a des images qui valent plus que mille discours. Celle de la file d’ambassadeurs, dossiers en main, franchissant les portes du Palais de Koulouba le 5 décembre 2025, en fait partie. Elle dit tout, le Burkina Faso n’est pas isolé. Il n’est pas abandonné. Il ne se replie pas. Au contraire, le monde revient, frappe, et s’installe à nouveau dans le dialogue.

Alors que certains s’entêtent à dépeindre le pays des Hommes intègres comme une zone rouge figée dans l’incertitude, les faits contredisent les récits qui circulent au loin. Une dizaine d’ambassadeurs de la Chine au Royaume-Uni, en passant par le Sénégal, le Ghana, l’Union européenne, les Pays-Bas, le Panama, la République tchèque, le Portugal et le Saint-Siège ont présenté leurs lettres de créance au Capitaine Ibrahim Traoré. Un geste diplomatique lourd de symboles.

Car derrière ces accréditations se cache une vérité simple : les nations ne misent que sur ce qui vit. Et si ces pays réaffirment leur présence, c’est qu’ils voient un État qui se bat, qui résiste et qui se transforme. Ils observent un Burkina Faso qui n’a pas sombré dans la paralysie, malgré les attaques terroristes. Ils perçoivent une direction politique assumée, une stabilité institutionnelle retrouvée, et surtout une volonté souveraine qui force le respect.

Ce ballet diplomatique n’est pas un exercice protocolaire de plus. C’est un signal géopolitique. Il indique une redistribution des cartes, où le Burkina choisit désormais ses partenariats sous le prisme de la dignité et du gagnant-gagnant. Fini le temps des relations asymétriques. Désormais, chaque ambassadeur qui franchit le seuil de Koulouba sait qu’il vient négocier avec un pays debout, lucide et déterminé.

Il est trop facile de commenter le Burkina Faso à distance. Trop facile de construire des narratifs alarmistes sans poser un pied à Ouagadougou. Ceux qui viennent physiquement diplomates, investisseurs, organisations savent que la réalité est plus nuancée, plus complexe, mais surtout plus encourageante. Ils comprennent que, derrière les défis sécuritaires, se dessine l’un des laboratoires politiques les plus observés du continent.

Le Burkina Faso n’attend pas qu’on lui dise qu’il va mal. Il démontre qu’il peut aller mieux.Il n’attend pas qu’on lui ouvre des portes. Il ouvre les siennes.Et au rythme où les ambassadeurs se succèdent, une évidence s’impose : le pays des Hommes intègres n’est pas en retrait du monde. Il redéfinit simplement la manière d’y être présent.

La Rédaction

Vox Sahel

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