Exportations/Burkina : L’or écrase tout sur son passage

Exportations/Burkina : L’or écrase tout sur son passage

À fin septembre 2025, le commerce extérieur des biens du Burkina Faso affiche une performance remarquable. Selon les données officielles, les exportations totales atteignent 4 329,7 milliards de FCFA, soit une hausse annuelle de 78,6 %. Une progression exceptionnelle largement tirée par la vigueur du secteur aurifère.

La vente d’or brut, principal produit d’exportation du pays, connaît une envolée de 1 904,2 milliards de FCFA, représentant une croissance de 95,8 % sur un an. Cette dynamique s’explique principalement par la hausse significative du cours de l’once sur les marchés internationaux, renforçant ainsi le poids du métal précieux dans l’économie nationale.

En dehors de l’or, les exportations agricoles enregistrent également de bonnes performances. Les noix de cajouprogressent de 79,6 milliards de FCFA (+133,7 %), tandis que les graines de sésame augmentent de 22,7 milliards de FCFA(+75,2 %). Ces résultats confirment la vigueur des filières de rente, malgré un contexte mondial marqué par la volatilité des prix.

À l’inverse, la filière coton, longtemps pilier de l’économie burkinabè, poursuit son repli. Les exportations de coton chutent de 63,0 milliards de FCFA, soit une baisse de 40,3 %, sous l’effet conjugué de difficultés structurelles et de conditions climatiques défavorables.

Une structure des exportations dominée par les produits miniers

La composition des exportations continue de se transformer. À fin septembre 2025, les produits miniers représentent 90,0 % de la valeur totale exportée, en progression de 7,8 points de pourcentage par rapport à la même période de 2024. Cette prédominance confirme la dépendance croissante de l’économie burkinabè vis-à-vis du secteur extractif.

Les produits primaires (agricoles non transformés) occupent la deuxième place avec 7,9 % des exportations, en recul de 4,9 points sur un an. Quant aux produits transformés, leur part reste très faible, à 2,1 %, et diminue encore de 2,9 points, illustrant les défis persistants en matière de transformation locale et de montée en chaîne de valeur.

Par Ibrahima Kaliloullah

Vox Sahel

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