Édito | Agro-industrie : Pour un Burkina leader et moteur de la filière coton
Le redressement du secteur de la filière coton passe désormais par une synergie d’actions entre l’Etat, les producteurs et, surtout, les industriels agro-alimentaires. A ce titre, l’engagement de la SN Citec dans la relance de la filière coton revêt une importance capitale.
Ce fleuron de l’agro-industrie nationale montre la voie à suivre : celle d’un ancrage profond dans l’écosystème agricole local, pour bâtir une économie plus résiliente, intégrée et créatrice de valeur. Longtemps considéré comme l’« or blanc » du Burkina Faso, le coton a perdu de sa superbe au fil des ans, affaibli par les fluctuations du marché, les difficultés logistiques et le désengagement progressif des partenaires industriels.
En réinvestissant ce secteur, la SN Citec ne se contente pas de relancer une filière. Elle ravive un pan entier de l’économie rurale et nationale. Mais au-delà de ce cas exemplaire, c’est toute une stratégie nationale qui doit se dessiner. Les industriels doivent désormais jouer un rôle moteur : investir dans la transformation locale, garantir des débouchés aux producteurs, moderniser les chaînes de valeur.
Leur implication n’est pas un luxe, mais une nécessité pour que le Burkina redevienne une plaque tournante régionale de l’agro-industrie et retrouve sa place de leader dans la filière coton, au plan africain. C’est dans cette vision que se joue l’avenir agricole du pays. L’agro-industrie ne doit plus rester spectatrice, mais devenir actrice de la souveraineté économique du Burkina Faso.
La Rédaction

