Burkina : Le Président du Faso annonce le paiement de la dette intérieure
En visite dans la région du Plateau-Central, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a échangé directement avec les Forces vives ce jeudi en mi-journée. Lors de cette rencontre, il a abordé plusieurs sujets majeurs, notamment la nécessité d’une union entre les opérateurs économiques, le paiement de la dette intérieure et des mesures en faveur du pouvoir d’achat des populations.
Dans son discours, le Chef de l’État a mis l’accent sur l’importance de la coopération entre les acteurs économiques du pays. Il a déploré le manque de volonté des opérateurs à s’unir pour former de grandes entreprises capables de répondre efficacement aux défis du développement. « Il faut pouvoir s’unir, former de grandes entreprises », a-t-il insisté, soulignant que la fragmentation actuelle des entreprises limite leur capacité à exécuter des projets d’envergure et à contribuer significativement à la croissance nationale.
Abordant la question économique, le Président du Faso a annoncé une mesure clé : le paiement de la dette intérieure. Pour concrétiser cette initiative, il a exhorté les banques à libérer 25% des dépôts à terme effectués par les sociétés d’État afin de permettre à l’État de solder ses engagements. Un délai a été fixé : ces fonds doivent être mis à disposition avant la fin du mois de mars 2025.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique de relance économique et vise à soutenir les entreprises locales impactées par les retards de paiement, tout en favorisant un climat économique plus sain.
Le Capitaine Ibrahim Traoré a également assuré que des mesures sont en cours pour permettre aux populations de bénéficier davantage des retombées de la croissance économique. Il a notamment évoqué des initiatives visant à réduire les prix des produits de grande consommation, dans un contexte où le coût de la vie reste une préoccupation majeure pour de nombreux Burkinabè.
À travers ces annonces, le Président du Faso réaffirme son engagement en faveur d’une économie plus solidaire et dynamique, où les acteurs économiques et l’État travaillent de concert pour un développement durable du Burkina Faso.
Par Vox Sahel

