Privatisation de la SOCOGIB : Le KORAG dénonce une vaste opération de spoliation et promet des mesures fermes sous la Transition
Scandale SOCOGIB : Une privatisation entachée de corruption et de malversations massives
Le KORAG dénonce une vaste opération de spoliation et promet des mesures fermes sous la Transition
Dans une déclaration diffusée sur la télévision nationale ce mercredi 27 novembre 2024, le capitaine Azaria Sorgho, porte-parole du KORAG, a levé le voile sur des pratiques scandaleuses entourant la privatisation en 2001 de la Société de construction et de gestion immobilière du Burkina (SOCOGIB). Cet épisode, désormais décrit comme une « vaste entreprise de dissimulation de parcelles », révèle des malversations financières et des crimes économiques d’une ampleur sans précédent, impliquant des personnalités influentes et des sociétés immobilières.
Un patrimoine bradé sous couvert de privatisation
La privatisation de la SOCOGIB, initialement présentée comme un levier de développement, s’est rapidement transformée en un outil de prédation économique. La société AZIMMO, bénéficiaire de cette privatisation, a entrepris des ventes et des acquisitions massives de parcelles, souvent dans des conditions opaques. Selon les révélations du capitaine Sorgho, le paiement de cette acquisition a été réalisé par la revente des actifs mêmes de la SOCOGIB. Quatre immeubles stratégiquesment situés ont été vendus pour un montant de 1,7 milliard FCFA, servant à financer une contrepartie financière de 1,79 milliard FCFA. Cette manœuvre a été qualifiée de « don déguisé de l’État » à la présidente du Conseil d’administration d’AZIMMO, Madame Alizeta Ouédraogo, dite Gando.
Des chiffres qui donnent le vertige
En cinq ans seulement après la privatisation, des ventes de parcelles à hauteur de 7,1 milliards FCFA ont été réalisées. Entre 2017 et 2022, ce chiffre s’élève à 24 milliards FCFA, mais le chiffre d’affaires déclaré sur la même période n’est que de 4 milliards FCFA, avec un impôt net versé de seulement 83 millions FCFA. Ces écarts colossaux mettent en lumière des pratiques d’évasion fiscale et de corruption systémique.
Des cessions scandaleuses et un État dépouillé
Les révélations les plus choquantes concernent des cessions massives de parcelles, souvent à des prix dérisoires ou même gratuitement. En 2021, 700 parcelles d’une valeur de plus de 10,8 milliards FCFA ont été cédées pour 50 millions FCFA, une somme qui n’a jamais été versée. En 2022, 3 300 parcelles d’une valeur de 19,8 milliards FCFA ont été distribuées à diverses sociétés, toutes appartenant à la famille de Madame Ouédraogo et de son fils, Mahamadou Ouédraogo, alors président du Conseil d’administration.
Un impact désastreux sur la société
Ces pratiques ont non seulement appauvri l’État, mais elles ont également nourri des tensions sociales liées à la spoliation des terres. Plus grave encore, des fonds issus de ces malversations sont soupçonnés de financer des activités terroristes, mettant en péril la stabilité du pays.
Un engagement ferme de la Transition
Sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, les autorités de la Transition s’engagent à mettre fin à cette ère de corruption. Des enquêtes sont en cours, et la justice sera saisie pour que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Les Burkinabè sont appelés à dénoncer les malversations et à se mobiliser pour une société plus juste.
« La Patrie ou la Mort, nous vaincrons ! » conclut le capitaine Sorgho, réaffirmant la détermination des autorités à restaurer les valeurs de transparence et d’intégrité au Burkina Faso.

