Culture innovante au Burkina : Les Sœurs du monastère de Koubri récoltent leurs premiers ananas
A une trentaine de kilomètres de Ouagadougou, un projet agricole mené par les sœurs du Monastère de Koubri vient de porter ses premiers fruits, littéralement. Grâce à leur détermination et à un partenariat stratégique avec la Ferme Djoda, elles ont réalisé leur première récolte d’ananas, marquant une étape prometteuse dans la diversification agricole au Burkina Faso.
Après une année de travail minutieux, 150 kg d’ananas ont été réalisés sur une centaine de plants. Une quantité modeste, mais qui représente un symbole fort de persévérance et d’innovation pour cette communauté religieuse. Ce projet agricole, lancé en 2023, est l’aboutissement d’un accompagnement technique fourni par la Ferme Djoda, pionnière dans la culture de l’ananas au Burkina Faso.
Sous l’encadrement de spécialistes, les sœurs ont appris les techniques de plantation, d’entretien et de gestion des cultures adaptées aux conditions climatiques du pays. « Nous sommes fiers des progrès réalisés par le Monastère de Koubri. Ce projet prouve que les communautés locales peuvent accomplir des choses extraordinaires lorsqu’elles bénéficient d’un encadrement adéquat et démontrer une réelle détermination », déclare Oumarou Compaoré, promoteur de la Ferme Djoda.
Ce projet s’inscrit dans une logique de diversification agricole visant à réduire la dépendance aux cultures traditionnelles. L’ananas, bien qu’originaire d’Amérique du Sud, est particulièrement adapté aux régions tropicales. Il constitue non seulement une source de revenus intéressants, mais aussi un aliment nutritif riche en vitamines.
La réussite du Monastère de Koubri dépasse le cadre de leur communauté. Elle offre une source d’inspiration pour d’autres acteurs ruraux, en mettant en avant les avantages de l’agriculture durable et de la coopération. Ce type d’initiative contribue au renforcement de la sécurité alimentaire et au développement économique local, tout en valorisant les ressources et le savoir-faire locaux.
Les sœurs envisagent déjà d’élargir leur domaine agricole et d’explorer des opportunités de transformation des fruits, notamment pour la production de jus ou de confitures. « Cette première récolte est un encouragement à aller plus loin. Nous voulons montrer qu’avec de la patience et du travail, il est possible de transformer notre environnement », confie l’une des productrices.
En Afrique, la culture de l’ananas connaît une croissance constante, soutenue par une forte demande sur les marchés locaux et internationaux. Au Burkina Faso, elle représente une opportunité de diversifier l’offre agricole, tout en répondant aux besoins nutritionnels des populations.
Par Vox Sahel

