Édito/Détournements de deniers publics au ministère en charge de l’action humanitaire : Quand on met à mal la solidarité nationale !
L’affaire de détournement de fonds au ministère en charge de l’action humanitaire, révélée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, et précisée par le procureur du Faso, soulève une question cruciale : la lutte contre la corruption dans un contexte où la transparence et la bonne gestion des ressources publiques sont essentielles pour restaurer la confiance des citoyens et garantir l’efficacité des politiques publiques.
Le montant déjà évalué à plus de trois milliards de francs CFA, et les faits incriminés – détournement de fonds publics, faux en écriture publique et blanchiment d’argent – révèlent l’ampleur de la fraude et l’impunité qui a longtemps régné dans certaines institutions publiques. Ce détournement, intervenant dans un ministère stratégique pour la gestion des crises humanitaires, met en péril les efforts de solidarité nationale et la dignité des populations vulnérables qui devraient bénéficier de ces fonds.
Il est impératif que cette affaire soit traitée avec toute la rigueur nécessaire. La promptitude des autorités judiciaires et policières à initier une enquête, ainsi que leur volonté d’investiguer sur les biens et les complices, sont des signaux forts. Toutefois, cette démarche ne devra pas s’arrêter à une simple sanction des coupables : elle doit marquer un tournant dans la gouvernance du pays, en instaurant des mécanismes de contrôle plus stricts et une responsabilisation systématique des acteurs publics.
La lutte contre la corruption nécessite une vigilance constante et des actions concrètes pour redonner espoir à la population. Malheureusement sous nos cieux, les voleurs à col blanc passent toujours entre les mailles du filets ou passent peu de temps en prison et sortent après profiter de l’argent du contribuable sans être inquiétés.
Pendant ce temps le voleur de poulets subit toute la rigueur de la loi. C’est pourquoi il convient de mettre fin à tout cela,afin que le citoyen sache qu’il n’est pas au-dessus de la loi et doit répondre de ses actes s’il enfreint à la législation en vigueur. C’est la seule voie pour que certaines choses changent dans le pays de Thomas Sankara. Sinon nous continuerons de naviguer à vue et ça sera dommage.
La Rédaction

