Alliance des Etats du Sahel : Vers l’émission un passeport biométrique sécurisé commun
Les travaux des experts de l’Alliance des États du Sahel (AES) sont achevés ce jeudi 3 septembre 2024 à Bamako. Cette rencontre de deux jours avait pour objectif principal l’harmonisation des documents de voyage et d’identité des trois pays membres, une étape clé vers l’émission d’un passeport biométrique sécurisé commun à la région.
Préidée par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine, la cérémonie de clôture s’est tenue à l’Hôtel Salam, en présence des délégations du Burkina Faso et du Niger. Le ministre a salué la participation active de tous les acteurs et les notables avancés réalisés lors de ces échanges.
L’un des principaux résultats de cette rencontre est la formulation de recommandations visant à renforcer la sécurité des documents d’état civil et à uniformiser les spécifications techniques des documents de voyage et d’identité au sein de l’AES. Il a également été proposé d’équiper toutes les frontières de terminaux de lecture pour ces nouveaux documents, garantissant ainsi une meilleure surveillance et un contrôle plus strict des déplacements dans la région.
Les experts ont en outre recommandé l’harmonisation de la production des cartes d’identité consulaires et la création d’un visa communautaire AES, facilitant la libre circulation des citoyens des trois pays. Parmi les autres propositions figurent la pérennisation de ce cadre de rencontres pour en faire un comité de suivi des actions, ainsi que l’adoption de la Carte Nationale d’Identité AES (CNI-AES) comme carte d’électeur dans chacun des États membres. .
Dans son discours de clôture, le Général Daoud Aly Mohammedine a exprimé son enthousiasme pour ces avancées, affirmant que la mise en circulation du passeport biométrique sécurisé marquerait une étape décisive dans la lutte contre la falsification des documents, tout en facilitant la mobilité des citoyens de l’AES non seulement au sein de l’espace commun, mais aussi à travers le monde. Le ministre a également souligné l’importance de rendre interopérables les bases de données des personnes recherchées entre les États membres afin de renforcer la coopération en matière de sécurité.
Enfin, il a été suggéré d’envisager un prélèvement sur les recettes générées par les nouveaux documents de voyage au profit du fonds d’investissement de l’AES, une initiative qui pourrait soutenir des projets de développement communs.
Avec ces recommandations, l’Alliance des États du Sahel se rapproche encore plus de son ambition de renforcer l’intégration régionale et la sécurité de ses citoyens. Les étapes suivantes impliqueront la validation de ces propositions par les ministres de la sécurité des trois pays concernés, pour une mise en œuvre rapide et efficace.
Par Vox Sahel

