Centre Thomas Sankara : cinq ans de formation politique au service de la jeunesse africaine

Centre Thomas Sankara : cinq ans de formation politique au service de la jeunesse africaine

Créé le 10 octobre 2021, le Centre Thomas Sankara a célébré, le dimanche 25 octobre 2026, ses cinq années d’existence autour du thème « Lire, comprendre et s’engager pour une Afrique souveraine, solidaire et prospère ». Au-delà du bilan de ses activités, la célébration a remis au cœur des échanges la nécessité de former politiquement la jeunesse et de l’inciter à s’engager dans des organisations collectives.

Cinq ans après sa création, le Centre Thomas Sankara entend maintenir la formation politique et idéologique au cœur de son action. À l’occasion de son anniversaire, célébré le dimanche 25 octobre 2026, la structure a mis en avant ses initiatives en faveur de la pensée panafricaine, de la transmission de l’héritage de Thomas Sankara et de l’éveil des consciences de la jeunesse africaine.

Placée sous le thème « Lire, comprendre et s’engager pour une Afrique souveraine, solidaire et prospère », cette commémoration a servi de cadre pour revenir sur les activités menées par le centre, mais aussi pour réaffirmer une conviction : l’engagement de la jeunesse ne saurait se limiter aux prises de parole ponctuelles. Il doit, selon ses responsables, s’inscrire dans une dynamique organisée et durable.

La formation politique, socle de l’action du centre

Cercles d’études, projections-débats, discussions et activités dans les établissements scolaires constituent quelques-uns des leviers mobilisés par le Centre Thomas Sankara pour diffuser les idées panafricaines et susciter la réflexion chez les jeunes.

Pour Fabrice Simporé, secrétaire général du centre, la formation politique et idéologique représente le fondement même de la structure. « D’abord, il y a la formation politique et idéologique, c’est-à-dire que ça, c’est la base même du centre », explique-t-il.

À cette démarche s’ajoutent les cercles d’études destinés principalement aux jeunes ainsi que le programme des jeunes pionniers, mis en œuvre depuis la création du centre. La structure organise également des projections suivies d’échanges et de débats, y compris dans des lycées de Ouagadougou.

À travers ces initiatives, le centre entend faire de la connaissance un levier de compréhension des réalités africaines et d’appropriation des idées qui ont marqué l’histoire des luttes pour l’émancipation du continent.

Fabrice Simporé, secrétaire général
Fabrice Simporé, secrétaire général

« Intégrer une organisation, c’est très important »

Au-delà de la transmission des connaissances, le Centre Thomas Sankara veut encourager la jeunesse à passer de la réflexion à l’action collective. Pour son secrétaire général, l’engagement ne peut se résumer à des mobilisations occasionnelles, sans ancrage dans une organisation.

« On ne peut pas être là, divaguer dans la nature et attendre qu’il y ait des actions ou bien des événements pour sortir et puis crier et faire. Donc, il faut rejoindre une organisation, en tout cas n’importe laquelle », insiste Fabrice Simporé.

Le message s’adresse aussi bien aux jeunes Burkinabè qu’à ceux des autres pays africains. Si le centre se réjouit de pouvoir accueillir de nouveaux membres, son responsable élargit l’appel à toutes les organisations susceptibles d’offrir un cadre d’engagement.

L’objectif affiché est d’amener les jeunes à inscrire leurs convictions dans la durée, à participer à des initiatives collectives et à prendre part aux débats et aux actions qui façonnent leur environnement.

Cuba salue la transmission de l’héritage révolutionnaire

La célébration des cinq ans du Centre Thomas Sankara a également enregistré la présence de l’ambassadrice de Cuba au Burkina Faso, Enith Perez Retureta, accompagnée de représentants diplomatiques du Nicaragua et du Venezuela.

L’ambassadrice cubaine a salué le travail accompli par la structure pour faire connaître la figure de Thomas Sankara ainsi que celle d’autres personnalités révolutionnaires, dont Fidel Castro.

« Nous félicitons le centre pour tous les travaux fantastiques qu’il a faits et tout ce qu’il a fait à propos de donner à connaître la figure de Thomas Sankara et d’autres révolutionnaires du monde », a-t-elle déclaré, avant de réaffirmer le soutien de son pays : « Burkina Faso et le Centre Thomas Sankara pourront toujours compter sur Cuba. »

Cette présence diplomatique a donné une dimension internationale à la commémoration, placée sous le signe de la mémoire historique, de la diffusion des idées panafricaines et de la transmission des expériences révolutionnaires.

De la mémoire à l’engagement

Au terme de cinq années d’existence, le Centre Thomas Sankara entend poursuivre ses activités de formation, de sensibilisation et d’éveil des consciences. Son ambition est de contribuer à l’émergence d’une jeunesse davantage outillée pour comprendre les enjeux du continent et s’impliquer dans la vie collective. Reste désormais à inscrire cette ambition dans la durée, en consolidant les initiatives de formation et en élargissant leur portée auprès des jeunes.

La célébration s’est achevée par une coupure de gâteau et une photo de famille. Un moment symbolique pour marquer cinq années d’existence, mais aussi pour réaffirmer le cap que s’est fixé le centre : faire de la lecture, de la compréhension et de l’engagement des leviers au service de l’idéal d’une Afrique souveraine, solidaire et prospère.

 

Vox Sahel

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