RÉGION DU YAADGA : À Ouahigouya, Kaboré l’Intellectuel fait rire et parle de paix

RÉGION DU YAADGA : À Ouahigouya, Kaboré l’Intellectuel fait rire et parle de paix

La 3e étape de la tournée nationale de Kaboré l’Intellectuel a eu lieu, le 8 août 2026 à Ouahigouya. Tout comme dans les autres villes de la région, le public a répondu massivement à l’appel des humoristes. C’était en présence de Ousseni Ganamé, consul honoraire de la Roumanie au Burkina Faso.

À Ouahigouya, le rire a pris une autre dimension. Pendant plus de deux heures, les éclats de voix ont résonné dans la salle de la mairie, transformée pour l’occasion en véritable théâtre de la bonne humeur. Mais derrière les blagues, les taquineries et les situations cocasses, Kaboré l’Intellectuel et ses compagnons de scène ont surtout voulu rappeler une chose : dans un Burkina Faso éprouvé, rire ensemble peut aussi être une manière de se retrouver.

Il est 20 h 30 lorsque le spectacle démarre. Pour installer l’ambiance, la troupe traditionnelle de Minin, un village du département de Koumbri, ouvre la soirée. Pendant une quinzaine de minutes, les sonorités des instruments traditionnels plongent le public dans une atmosphère chaleureuse. Après le mot introductif du parrain, place à l’humour.

Loukman, maître de cérémonie, prend les commandes et assure la première partie du spectacle. Avec ses interventions, il chauffe progressivement la salle et prépare le public à l’entrée de la tête d’affiche. Puis arrive Gariman, accompagné de son désormais célèbre ventilateur. Les éclats de rire fusent. Quelques instants plus tard, Kaboré l’Intellectuel fait son entrée. La salle l’accueille par une longue salve d’applaudissements. Fidèle à son univers, l’humoriste enchaîne vannes, anecdotes, taquineries et observations inspirées de la vie quotidienne.

Mais, au-delà du rire, le fond du spectacle est sérieux.

Paix, cohésion sociale, vivre-ensemble et parenté à plaisanterie occupent une place importante dans le spectacle. L’humoriste utilise ainsi son art pour faire passer des messages sans donner au public le sentiment d’assister à une leçon. A ses côtés, Nokoarba, El Presidenté et Diamond Girl apportent également leur énergie et leur touche personnelle. De bout en bout, les artistes maintiennent le public en haleine. Rires, applaudissements et moments de complicité se succèdent.

Kaboré l’Intellectuel s’est dit satisfait de l’accueil du public de Ouahigouya

« Si notre humour peut redonner le sourire et semer l’espoir… »

Au terme de la représentation, Kaboré l’Intellectuel s’est dit satisfait de l’accueil du public de Ouahigouya. « Je suis très heureux parce que le public de Ouahigouya a répondu à notre appel, à travers la mobilisation, mais aussi à travers sa réaction pendant le spectacle. Les artistes aiment les publics qui répondent aux blagues, qui réagissent et expriment leur joie et leur bonne humeur. C’est ce que nous recherchons et je pense que le pari est réussi. »

L’humoriste entend également inscrire son art dans une démarche citoyenne. « Je l’ai déjà dit et je le répète : notre savoir-faire est au service du Burkina Faso. Si notre humour peut redonner le sourire et semer l’espoir, alors notre mission est accomplie », a-t-il déclaré.

le parrain régional de l’événement, le camarade lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de la deuxième région militaire du Burkina Faso
Le parrain régional de l’événement, le camarade lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de la deuxième région militaire du Burkina Faso

Un spectacle qui rassemble au-delà du rire

Pour le parrain régional de l’événement, le camarade lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de la deuxième région militaire du Burkina Faso, l’initiative mérite d’être saluée. Selon lui, au-delà de sa dimension culturelle et artistique, cette tournée constitue une opportunité de rassembler les filles et les fils du Yaadga autour de valeurs essentielles telles que la solidarité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Il a invité les Burkinabè, particulièrement les filles et fils du Yaadga, à renforcer l’unité et la solidarité autour des idéaux d’un Burkina Faso meilleur et résilient. La cérémonie s’est également déroulée en présence de Ousseni Ganamé, consul honoraire de la Roumanie au Burkina Faso. Le coparrain, le camarade Ibrahim Belem, coordonnateur du Programme d’Approvisionnement en Eau et d’Assainissement (PAEA), était représenté par Kadidjatou Ouédraogo. Avant le spectacle, la délégation a été reçue par sa Majesté Naaba Kiiba, 49e roi du Yatenga. Ce fut m’occasion pour le souverain du Yatenga, de féliciter l’équipe et de lui prodiguer de sages conseils.

Issa Siguiré, manager général de Baarack Concepts, structure porteuse de l’événement

« Notre objectif est d’aller à la rencontre des Burkinabè »

Pour Issa Siguiré, manager général de Baarack Concepts, structure porteuse de l’événement, l’étape de Ouahigouya confirme l’intérêt du public pour une initiative qui entend faire de l’humour un véritable outil de rapprochement et de sensibilisation.

L’ambition, explique-t-il, est d’aller au-delà des grandes villes afin de permettre aux populations des différentes régions du Burkina Faso de vivre des moments de détente, tout en véhiculant des messages utiles à la société.

« Nous voulons que cette tournée soit un espace de rencontre, de partage et de communion avec les populations. Le rire a cette capacité extraordinaire de rapprocher les gens. À travers Kaboré l’Intellectuel et les autres artistes, nous voulons contribuer, à notre manière, à renforcer la cohésion sociale et à redonner le sourire aux Burkinabè », a-t-il indiqué. Après Fada N’Gourma, Kaya et désormais Ouahigouya, la tournée nationale poursuit son chemin avec la même ambition : faire rire, rassembler et porter un message d’espoir à travers le Burkina Faso.

Une tournée sous le signe de la culture et de la cohésion

En rappel, la tournée nationale de Kaboré l’Intellectuel est placée sous le patronage du camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Elle bénéficie également du coparrainage des camarades Moumouni Zoungrana et Jacques Sosthène Dingara. A Ouahigouya, le pari semble en tout cas réussi. Pendant plus de deux heures, le public a ri, applaudi et partagé un même moment de convivialité. Dans un contexte où le Burkina Faso a plus que jamais besoin de cohésion, ce rire collectif avait une résonance particulière : celle d’un peuple qui, malgré les difficultés, veut continuer à vivre, à se retrouver et à espérer.

Vox Sahel

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