Réhabilitation de l’abattoir de Tenkodogo : 57 % des travaux réalisés, le ministre Sombié veut une infrastructure aux meilleurs standards internationaux
Le gouvernement burkinabè entend faire de l’abattoir de Tenkodogo une infrastructure moderne répondant aux exigences les plus élevées en matière de qualité, d’hygiène et de transformation des produits animaux. C’est le message porté par le Ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, lors d’une visite de terrain effectuée ce lundi sur le chantier de réhabilitation de l’infrastructure.
« Je veux un abattoir calqué sur les standards les plus modernes et les plus performants », a déclaré le ministre d’État, réaffirmant la volonté du gouvernement de promouvoir la transformation locale de la viande et de ses sous-produits plutôt que l’exportation du bétail sur pied.
Cette ambition s’inscrit dans la vision du Président du Faso qui fait de la filière bétail-viande un levier stratégique de création de richesse, de souveraineté alimentaire et d’emplois durables. Dans cette dynamique, le gouvernement a décidé en mai 2026 de suspendre l’exportation du bétail sur pied afin de garantir l’approvisionnement du marché national, renforcer les capacités de transformation locale et contribuer à la réduction des prix de la viande pour les consommateurs.
La réhabilitation de l’abattoir de Tenkodogo fait partie d’un vaste programme de modernisation des infrastructures de transformation animale engagé par le ministère. Des projets similaires sont en cours à Dédougou, Pouytenga, Fada N’Gourma et Ouahigouya.
Lors de sa visite dans la région du Nakambé, le ministre d’État a procédé à une évaluation de l’état d’avancement des travaux et de leur conformité aux normes techniques, sanitaires et environnementales requises. Selon les responsables du chantier, le taux d’exécution physique des travaux est actuellement estimé à 57 %.
Les infrastructures en cours de réalisation comprennent notamment des unités d’abattage pour petits et gros ruminants, une chaîne d’abattage porcine, une infirmerie, une cafétéria, un guichet de services, un parc de réception des animaux, un château d’eau, un incinérateur ainsi qu’un système de traitement des eaux usées et des déjections animales.
Tout en saluant les progrès enregistrés, le Commandant Ismaël Sombié a insisté sur le respect strict des normes de qualité à chaque étape de la mise en œuvre. Il a également instruit une réévaluation complète du projet afin d’y intégrer des exigences techniques et sanitaires supplémentaires.
L’objectif affiché est de doter le Burkina Faso d’un abattoir de référence, capable de satisfaire aux standards internationaux en matière d’abattage, d’hygiène, de traçabilité, de sécurité sanitaire et de valorisation des sous-produits animaux.
À travers cette infrastructure et l’ensemble des projets similaires en cours dans le pays, les autorités entendent renforcer la compétitivité de la filière bétail-viande, accroître la valeur ajoutée locale et mieux positionner les produits burkinabè sur les marchés nationaux et internationaux.
Par Vox Sahel

