Exposé sur la situation de la nation par le Premier ministre : Un exercice à saluer mais travailler davantage à rassurer les Burkinabè

Exposé sur la situation de la nation par le Premier ministre : Un exercice à saluer mais travailler davantage à rassurer les Burkinabè

Le discours prononcé par le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, devant l’Assemblée législative de transition, a été un moment important pour la nation. Il a constitué un acte de transparence et de redevabilité, deux principes essentiels pour renforcer la démocratie et la bonne gouvernance. Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement de rendre des comptes aux citoyens, en exposant de manière claire les avancées réalisées et les défis restants.

Il s’agit là d’une démarche à saluer, non seulement pour l’initiative qu’elle représente, mais aussi pour les résultats tangibles qui en émanent.Il est indéniable que des progrès notables ont été réalisés dans divers secteurs clés de la vie nationale. La lutte contre la corruption, la mise en place de réformes structurelles dans le système judiciaire, et les efforts pour améliorer la gouvernance économique et assainir l’environnement institutionnel sont des étapes positives.

La hausse des recettes fiscales, la réduction du déficit budgétaire et l’amélioration de la gestion des finances publiques sont des résultats encourageants qui démontrent la volonté du gouvernement de restaurer la confiance et de renforcer la stabilité économique. Ces mesures sont des bases solides sur lesquelles le pays pourra se construire, mais elles doivent impérativement se traduire par des impacts concrets sur la vie des citoyens.

Il est également remarquable que des réformes en matière d’urbanisme et d’habitat aient été amorcées, soulignant ainsi une volonté de modernisation du pays, essentielle dans un contexte de croissance démographique rapide et de défis structurels. Ces avancées doivent être consolidées, et surtout, élargies afin de répondre aux aspirations profondes des Burkinabè qui souhaitent un cadre de vie digne et adapté à leurs besoins.

L’effort pour sécuriser le territoire national est également à saluer, bien que la situation reste préoccupante. La lutte contre le terrorisme et la reconquête de l’intégrité du pays demeurent des priorités absolues. Il est essentiel que les mesures prises pour renforcer la sécurité soient intensifiées et qu’elles aboutissent à des résultats concrets, car seule une paix durable permettra d’offrir un environnement propice à l’épanouissement économique et social des Burkinabè.

Dans le domaine économique, les résultats affichés par le gouvernement doivent se traduire par des retombées tangibles dans la vie quotidienne des citoyens. La croissance économique, bien qu’importante, ne saurait se contenter de chiffres. Les Burkinabè attendent des actions concrètes pour lutter contre la pauvreté, améliorer l’accès aux services de base et surtout, offrir des opportunités d’emploi. Il est crucial que la gestion économique ne soit pas perçue comme une simple augmentation de ressources fiscales, mais qu’elle mène à une véritable transformation du pays.

Pour cela, il est impératif de développer une économie inclusive, qui profite à toutes les couches sociales, des zones urbaines aux zones rurales.Si le discours du Premier ministre a certes permis de raviver l’espoir, il est désormais impératif que cet espoir se concrétise par des actions visibles et mesurables. Les Burkinabè, après plusieurs années de souffrances et de défis multiples, n’ont plus de place pour de simples promesses. Ils réclament des résultats tangibles, mesurables et surtout, un retour à une vie digne, sécurisée et prospère.

La crédibilité du gouvernement se jouera dans sa capacité à mettre en œuvre des actions visibles, à lutter efficacement contre la corruption et à garantir une gestion transparente des ressources publiques.Les Burkinabè attendent des résultats concrets et surtout un avenir où la prospérité sera partagée équitablement. Le gouvernement doit travailler sans relâche pour offrir à chaque citoyen, qu’il vive à Ouagadougou ou dans les zones périphériques, l’opportunité de bénéficier des fruits de la croissance.

L’effort doit être constant et visé sur une amélioration réelle et perceptible des conditions de vie des Burkinabè.En définitive, le discours du Premier ministre est un signal fort et prometteur, mais il ne doit pas rester un vœu pieux. Il doit aboutir à une action concrète et déterminée qui assurera aux Burkinabè un futur de paix, de sécurité, de développement durable et de prospérité partagée. Seule une gouvernance cohérente, sans démagogie et centrée sur les besoins réels des citoyens, pourra restaurer la confiance et faire du Burkina Faso un lieu où il fait bon vivre pour tous.

Par Vox Sahel

 

Vox Sahel

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