Masterclass sur l’histoire de la musique burkinabè : un voyage à travers 77 ans de sonorités

Masterclass sur l’histoire de la musique burkinabè : un voyage à travers 77 ans de sonorités

L’espace culturel Gombo Club a vibré ce samedi au rythme de l’histoire musicale du Burkina Faso. À l’occasion d’une masterclass exceptionnelle sur le thème « Musique moderne burkinabè : 77 ans d’histoire, forces, faiblesses et perspectives » , artistes, musiciens et mélomanes se sont réunis pour revisiter le riche patrimoine sonore du pays.

Une plongée dans les racines de la musique burkinabè

C’est sous la direction du spécialiste Aboudou Dabo, alias Dabs, que les participants ont remonté le fil du temps, découvrant les prémices de la musique moderne burkinabè. « L’histoire commence en 1948, sous la Haute-Volta, avec la formation du groupe Harmonie Voltaïque », at-il rappelé en ouverture. Un groupe pionnier qui marquera le début d’une dynamique musicale propre au pays.

De la période coloniale aux indépendances, en passant par l’émergence des orchestres nationaux et des figures emblématiques comme Georges Ouédraogo, Amity Meria ou encore Bil Aka Kora, chaque époque a été illustrée par des extraits musicaux soigneusement sélectionnés.

Au-delà de l’aspect historique, la masterclass a permis d’analyser les forces et faiblesses du secteur musical burkinabè. Si la richesse des influences et la diversité des genres font la force de cette scène, les défis restent nombreux : structuration du marché, promotion des artistes à l’international, et préservation du patrimoine musical.

« Il est crucial de documenter notre histoire musicale et de la transmettre aux jeunes générations », a souligné Dabs, insistant sur l’importance des initiatives comme cette masterclass pour sensibiliser et éduquer.

Vers de nouvelles perspectives pour la musique burkinabè

Les discussions ont également été portées sur l’avenir de la musique burkinabè. Avec l’essor du numérique et des nouvelles plateformes de diffusion, les artistes disposent aujourd’hui de nouveaux outils pour s’exporter. Mais comment s’adapter aux mutations du secteur tout en préservant l’authenticité des sonorités locales ?

À cette question, plusieurs intervenants ont apporté leurs visions, soulignant la nécessité d’un soutien accru aux créateurs et d’une meilleure structuration de l’industrie musicale.

En clôture, le public a pu échanger avec les experts et les artistes présents, prolongeant la réflexion autour d’une passion commune : la musique burkinabè.

Avec cette masterclass, le Gombo Club a une fois de plus démontré son rôle central dans la valorisation de la culture burkinabè, offrant aux amoureux de la musique un moment d’apprentissage et de partage inestimable.

Par Vox Sahel

Vox Sahel

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