Inondations récurrentes à Hèrèdougou : une solution durable s’impose !

Inondations récurrentes à Hèrèdougou : une solution durable s’impose !

Depuis plusieurs années au Burkina Faso, la route Nationale N°1 au niveau du pont de Hèrèdougou, près de la localité de , est régulièrement submergée en saison pluvieuse. Cette inondation est provoquée par les pluies diluviennes qui gonflent le bassin versant du Grand Balé, menaçant la circulation et mettant en péril la sécurité des usagers. Le 21 août 2024, l’eau avait atteint des niveaux critiques, montant de 13 à 15 cm en seulement deux heures. Et encore ce 27 septembre, la situation s‘est encore pétee . La chaussée est à nouveau engloutie par les eaux, paralysant cette voie essentielle du réseau routier burkinabè.

Au-delà des désagréments pour les automobilistes, cette inondation met en lumière une réalité plus préoccupante : l’obsolescence de l’infrastructure routière au niveau du Grand Balé. Le pont de Hèrèdougou, ensablé et vétuste, ne répond plus aux exigences actuelles. Les pluies, dont l’intensité est exacerbée par les effets des changements climatiques, dépassent les capacités de cette structure. Le résultat est un désastre récurrent qui paralyse la circulation, impacte les échanges commerciaux et aggrave les conditions de vie des riverains déjà frappés par des sinistres.

Cette situation qui aurait pu être perçue comme une exception il y a quelques années, est désormais la norme chaque saison des pluies. Face à l’évidence d’un problème structurel, la question qui se pose est celle de l’inaction prolongée. C’est pourquoi il est temps de prendre le taureau par les cornes pour prévenir le pire.

Il est urgent que les autorités prennent conscience de la nécessité d’une réhabilitation en profondeur de cette portion stratégique de la RN1. Il ne suffit plus de colmater les brèches d’un ouvrage vétuste. Une solution durable, incluant un réaménagement complet du pont de Hèrèdougou et de son environnement, doit être envisagée. En outre, l’intégration des réalités du changement climatique dans les politiques d’infrastructure est primordiale.

Laisser cette situation perdurer, c’est exposer la région à des risques courus, tant sur le plan humain qu’économique. Au-delà des inondations ponctuelles, il y a la crainte que des incidents plus graves surviennent, affectant non seulement la mobilité mais aussi les activités économiques vitales pour le pays.

Il ne faut attendre qu’il y ait un sinistre  pour crier à hue et à Dia pour proposer ou dénoncer la situation.Le Burkina Faso mérite des infrastructures modernes, résilientes, adaptées à ses besoins présents et futurs. Et cela commence par une révision sérieuse du pont de Hèrèdougou. Il faut des solutions à long termes des infrastructures routières pour parer à toute éventualité. Les autorités sont interpellées,car le temps jour contre nous et il faut des solutions pérennes.Il est donc temps d’agir.

Vox Sahel

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