Timbres communaux : Enfin une décision de salubrité publique !

Timbres communaux : Enfin une décision de salubrité publique !

Il était temps ! Depuis des années, les usagers des services municipaux de Ouagadougou se plaignaient d’une pratique aussi illégale qu’injuste qui était  la revente des timbres communaux à des prix prohibitifs par des revendeurs improvisés. Une véritable spéculation, souvent tolérée et parfois entretenue en complicité avec certains agents indélicats.

Résultat,  les citoyens, déjà accablés par les tracasseries administratives, se voyaient contraints de payer plus cher un produit dont le tarif est pourtant réglementé. La décision du Président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou d’interdire « strictement » cette pratique mérite d’être saluée. Elle marque une volonté claire de remettre de l’ordre dans un secteur miné par la corruption de proximité et le mépris des règles.

En rappelant que les guichets officiels des mairies et de la Trésorerie Régionale sont les seuls points de vente habilités, l’autorité municipale pose un acte de transparence et de justice sociale. Mais au-delà de l’annonce, il faudra des actes. Car le risque est grand de voir cette décision, comme tant d’autres avant elle, finir dans les tiroirs tandis que, sur le terrain, la spéculation continue de prospérer.

Les opérations de contrôle annoncées doivent donc être effectives, régulières et rigoureuses. Et surtout, les sanctions promises doivent être appliquées, sans complaisance, à l’encontre des revendeurs mais aussi des éventuels complices au sein de l’administration. Cette mesure n’est pas seulement une affaire de timbres. Elle est un test grandeur nature de la capacité de la municipalité à faire respecter l’État de droit jusque dans les moindres recoins de la vie quotidienne.

Les usagers, eux, attendent des preuves concrètes que la mairie ne se contente plus de paroles, mais agit fermement pour défendre leurs droits. En mettant fin à ce petit commerce indélicat, c’est une brèche qu’on ouvre dans la lutte contre les abus ordinaires. Puisse cette décision ne pas être la dernière.

La Rédaction

Vox Sahel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *