Édito | Centre pénitentiaire agricole de Baporo : Quand la prison devient une école de vie

Édito | Centre pénitentiaire agricole de Baporo : Quand la prison devient une école de vie

Il est des initiatives qui redonnent foi en notre capacité collective à transformer nos difficultés en opportunités. Le Centre pénitentiaire agricole de Baporo en est un exemple éloquent. En mettant la terre au service de la réinsertion, ce centre brise les murs froids de la sanction pour ouvrir des horizons de dignité et de responsabilité.

Ce qui se joue à Baporo n’est pas anecdotique. C’est une nouvelle manière de concevoir la peine. Ici, le détenu n’est plus un fardeau passif pour la société. Il devient un acteur utile, qui travaille, apprend un métier, se nourrit de ses propres efforts et contribue à l’économie nationale. Produire du riz, du maïs, du sorgho ou du niébé, ce n’est pas seulement cultiver des champs. C’est cultiver aussi l’espoir d’une réinsertion réussie.

Le mérite de ce modèle est double. Il  humanise la prison et protège la société. Humaniser, parce que donner du travail à un prisonnier, c’est reconnaître qu’il peut se reconstruire. Protéger, parce qu’un détenu formé, habitué à l’effort et à l’autonomie, a moins de chances de replonger dans le banditisme une fois libre. Il faut donc saluer cette vision, portée par l’Etat, qui rejoint celle du Capitaine Ibrahim Traoré qui veut  faire de la prison non pas une école du crime, mais une école de la vie.

A Baporo, les travaux d’intérêt général prennent tout leur sens. Ils donnent un visage plus humain à nos prisons et une chance réelle à ceux qui y purgent leur peine de revenir dans la société par la grande porte, la tête haute et les mains propres.

La Rédaction

Vox Sahel

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