Burkina Faso : la coopération agricole sino-burkinabè donne un nouvel élan à l’élevage villageois

Burkina Faso : la coopération agricole sino-burkinabè donne un nouvel élan à l’élevage villageois

Dans les villages intégrés de réduction de la pauvreté de Nariou et Kouzoughin, l’ambiance était à la fois festive et porteuse d’espoir. Pendant deux jours, les habitants ont participé à des activités qui pourraient transformer durablement leur quotidien : distribution de poussins, formations techniques et conseils pratiques pour développer l’élevage de volailles.

Cette initiative, menée par l’Équipe d’assistance technique agricole chinoise au Burkina Faso, s’inscrit dans un modèle global de développement rural. Après avoir introduit le riz hybride et accompagné la pisciculture, les experts chinois mettent désormais l’accent sur l’aviculture, pour offrir aux producteurs locaux des revenus plus stables et diversifiés.

Pour Dianda Idrissa, représentant du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, cette approche constitue une véritable opportunité pour les producteurs ruraux.

« Les experts chinois nous apportent non seulement des techniques avancées, mais surtout un schéma de réduction de la pauvreté adapté à la réalité burkinabè. De la riziculture à la pisciculture, puis aujourd’hui à l’aviculture, le modèle d’intégration culture-élevage permet aux producteurs d’avoir des revenus plus stables et une plus grande résilience », a-t-il déclaré.

Dans un futur proche, l’équipe chinoise accompagnera les coopératives villageoises de Nariou et de Kouzoughin pour faciliter leur accès aux marchés de Ouagadougou et des villes environnantes, afin de résoudre la question cruciale de la commercialisation. Elle ambitionne également de mettre en place un modèle circulaire « riz–poisson–volaille », destiné à réduire les coûts de production et à améliorer la rentabilité des exploitations.

Cette initiative illustre la transition progressive des communautés rurales burkinabè : passer de « manger à sa faim » à « gagner davantage », et de la monoculture à une production diversifiée. Pour les populations bénéficiaires, elle ouvre la voie vers une plus grande sécurité alimentaire et des perspectives économiques renforcées.

À travers ces actions concrètes, la coopération agricole sino-burkinabè se consolide et démontre sa capacité à insuffler une nouvelle dynamique dans la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

  Par Vox Sahel

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