Guiguemtenga : L’ONC-AC intervient pour faire respecter l’arrêté interministériel sur un site de 666 hectares

Guiguemtenga : L’ONC-AC intervient pour faire respecter l’arrêté interministériel sur un site de 666 hectares

L’Office National du Contrôle des Aménagements et des Constructions (ONC-AC) a effectué, mardi 29 juillet, une opération de contrôle sur le site sensible de Guiguemtenga, dans la commune de Koubri, théâtre de récurrents conflits fonciers. Objectif de la mission : constater le respect de l’arrêté interministériel n°2025-002/MUH/MEF/MATM du 30 juin 2025, portant mesures conservatoires sur cette zone de 666 hectares immatriculée au nom de l’État.

Le site concerné, référencé TF 2181, couvre précisément 666 hectares, 68 ares et 08 centiares. Malgré les mises en garde et les rencontres de sensibilisation déjà organisées avec les populations locales de Koubri et de l’arrondissement 11 de Ouagadougou, les agents de l’ONC-AC ont constaté la poursuite illégale de travaux de construction.

Sur le terrain, les équipes ont découvert plusieurs chantiers en cours, en violation flagrante des mesures de gel prises par les autorités. Des ouvriers étaient encore à pied d’œuvre malgré les sommations antérieures adressées aux maîtres d’ouvrage. Face à cette situation, les agents de l’ONC-AC ont ordonné l’arrêt immédiat de tous les travaux, conformément aux dispositions légales.

L’arrêté interministériel, signé par les ministres en charge de l’Habitat, de l’Économie et de l’Administration territoriale, interdit formellement toute forme d’opération sur le périmètre concerné. L’article 3 dudit arrêté précise :

« Sont suspendues jusqu’à nouvel ordre toutes les opérations de lotissement, morcellement, vente, cession, construction, occupation ou délivrance de titres, ainsi que l’exercice de tout droit déjà acquis sur l’ensemble du site. »

Le site est par ailleurs matériellement délimité par des balises, rendant toute méconnaissance des limites difficilement justifiable.

L’ONC-AC réaffirme son engagement à veiller strictement à l’application des mesures conservatoires décidées pour protéger les réserves foncières de l’État et prévenir les conflits. Des suites judiciaires ne sont pas à exclure en cas de récidive ou de refus d’obtempérer.

Cette intervention illustre la volonté des autorités de mettre un terme aux pratiques illicites d’occupation du foncier, dans un contexte de pression croissante sur les terres périphériques de Ouagadougou.

Vox Sahel

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