François BAMBARA : L’étoile discrète de la restauration à Bobo-Dioulasso
Parcours d’un bâtisseur de rêves entre fourneaux, solidarité et humilité
À Bobo-Dioulasso, son nom est synonyme de rigueur, d’excellence et de générosité. François BAMBARA, plus connu sous les surnoms affectueux de « Vié », « Soul Franky » ou simplement Franck, est une figure emblématique du paysage entrepreneurial bobolais. De ses débuts modestes à la tête d’un petit kiosque de quartier à la récente ouverture de l’Hôtel Mandé, l’homme a tracé un parcours aussi inspirant qu’édifiant.
Un itinéraire peu ordinaire
Né le 29 janvier 1958 à Bobo-Dioulasso, François BAMBARA effectue ses études primaires entre l’école Hamdallaye privé Garçons, Médina Coura et Bobo Centre Garçons, avant d’entamer son secondaire au Lycée Municipal de Banfora, avec un bref passage par le séminaire de Nasso. Il complète par la suite des stages en mécanographie à Abidjan et en gestion à la SOVOEG, mais c’est surtout dans la grande école de la vie qu’il se forge une personnalité exceptionnelle.
Apprenti soudeur, livreur, opérateur de saisie à la SOSUCO, gestionnaire de cantines, gérant de kiosques ou encore tenancier de bar dancing… Franck touche à tout, avec persévérance et résilience. Ces expériences diversifiées forgent son caractère d’homme de terrain, pragmatique et visionnaire.
Du « Café Sémori » aux établissements de renom
En 1984, dans le quartier Diarradougou, il pose les jalons de ce qui deviendra un empire culinaire local, avec le Café Sémori, un modeste kiosque équipé de quelques banquettes et d’un réchaud à pétrole. Parallèlement à la vente de sandwichs et produits à crédit, il développe une stratégie de proximité et de qualité.
C’est avec cette même rigueur qu’il lance, au fil des ans, le restaurant Dankan, le Mandé, puis le dancing-restaurant Toguna, qui rencontrent un franc succès auprès des populations de Bobo. En 2025, la consécration prend la forme de l’Hôtel Mandé, dans le quartier Bobo 2010, un complexe qui incarne sa vision de l’hospitalité : chaleur, professionnalisme, propreté.
Un homme de cœur, discret mais omniprésent
Si sa réussite économique force le respect, c’est surtout sa générosité silencieuse qui l’élève dans le cœur des Bobolais. Veuves, orphelins, déplacés internes… François BAMBARA est de ceux qui tendent la main sans faire de bruit. Chaque jour, il assure le repas de nombreuses personnes vulnérables, loin des projecteurs.
En plus de ses actions individuelles, il soutient activement les hôpitaux, orphelinats, structures sociales, tout en s’engageant dans des activités communautaires : réfection de ponts, forages, nettoyage de cimetières, réhabilitation de lieux de culte. Il agit avec efficacité, mais toujours dans l’ombre.
Distinctions et reconnaissance
Sa quête d’excellence n’est pas passée inaperçue. François BAMBARA a reçu près d’une vingtaine de distinctions nationales et internationales, dont :
• Grand prix de l’hygiène alimentaire (1999)
• Trophée international du tourisme (Espagne, 2000)
• Prix Trésor des Hauts-Bassins du meilleur restaurant (2016)
• Prix de l’entrepreneur touristique, catégorie restauration (2019)
• Prix Cigale de la restauration (Cap-Vert, 2024)
En 2025, le service pédiatrique de l’hôpital Souro SANOU a honoré sa société en lui dédiant l’unité de chirurgie ambulatoire.
Un exemple pour la jeunesse
À travers le groupe citoyen « Bobo avant avant », des voix s’élèvent aujourd’hui pour saluer ce digne fils de la ville, qui a su allier ambition, rigueur professionnelle et don de soi. En créant de nombreux emplois, en montrant qu’il est possible de réussir sans trahir ses valeurs, Franck BAMBARA incarne un modèle de réussite ancré dans l’humilité et la solidarité.
À l’heure où la jeunesse est en quête de repères, son parcours trace un chemin clair : celui de la persévérance, du travail bien fait et du service à la communauté.
Par Vox Sahel

