Offensive industrielle : neuf filières pour bâtir l’avenir économique du Burkina Faso
La Direction Générale du Développement Industriel (DGDI) a lancé, ce mercredi 9 juillet 2025 à Ouagadougou, un atelier national de formulation de l’Offensive industrielle. Organisée sur trois jours, cette rencontre stratégique rassemble des représentants des secteurs public et privé dans une dynamique de dialogue et de co-construction autour d’un objectif majeur : impulser une nouvelle ère d’industrialisation au Burkina Faso.
Présidée par le Conseiller technique du ministre en charge de l’Industrie, Seydou ILBOUDO, la cérémonie d’ouverture a été marquée par un appel fort à l’engagement des participants. « Il est essentiel que les discussions soient franches et constructives pour jeter les bases solides de cette offensive industrielle », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une implication active pour relever les défis du développement industriel national.
Une vision alignée sur la souveraineté économique
L’Offensive industrielle s’inscrit dans la continuité de l’Offensive agro-pastorale et hydraulique, pilier du programme de résilience et de souveraineté du Burkina Faso. Elle ambitionne de transformer profondément l’économie nationale en misant sur des investissements structurants dans des filières à haute valeur ajoutée.
Neuf filières prioritaires ont été identifiées pour porter cette transformation : le riz, le maïs, la mangue, la tomate, l’anacarde, le sésame, le karité, le coton-textile et le soja. Ces secteurs, riches en potentiel économique et social, sont appelés à jouer un rôle central dans la relance industrielle du pays à travers une meilleure organisation de leur transformation locale.
Valoriser le « Made in Burkina »
L’un des principaux enjeux de cette initiative est de stimuler la production locale, de réduire la dépendance vis-à-vis des importations et de renforcer la compétitivité des produits burkinabè sur les marchés nationaux et internationaux. En structurant les chaînes de valeur autour de ces filières, le gouvernement entend promouvoir un label « Made in Burkina » plus visible, plus fort et plus exportable.
Des recommandations attendues pour une industrie résiliente
Durant les trois jours d’échanges, les participants sont appelés à formuler des propositions concrètes pour la mise en œuvre efficace de cette Offensive industrielle. Les conclusions issues de cet atelier devraient permettre de poser les jalons d’une industrie burkinabè forte, inclusive, résiliente et durable, capable de soutenir la transformation structurelle de l’économie et de générer des milliers d’emplois.
Cet atelier marque ainsi une étape clé dans la concrétisation des ambitions industrielles du Burkina Faso, en misant sur l’intelligence collective et le pragmatisme pour construire une industrie nationale au service du développement.
Par Vox Sahel

