Guerre de communication: Idrissa Nogo met en place le Front des journalistes VDP

Guerre de communication: Idrissa Nogo met en place le Front des journalistes VDP

Face à ce qu’il qualifie de « propagande conspirationniste » menée par les ennemis de la Transition burkinabè, Idrissa Nogo et des amis ont lancé ce samedi 3 mai le Front des Journalistes VDP (FJ/VDP), appelle la presse nationale à une mobilisation sans précédent.  Il a dressé un constat alarmant du rôle de certains médias étrangers et de la passivité des médias nationaux face à ce qu’il nomme une guerre de l’information contre le Burkina Faso.

 « Depuis l’accession du Capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir, nous constatons un déficit de riposte volontariste des médias burkinabè face aux attaques médiatiques savamment orchestrées », affirme Idrissa Nogo.

Selon lui, ce vide informationnel a trois conséquences majeures : la désinformation alimentée par des médias occidentaux, l’instrumentalisation de militaires et civils « apatrides et factieux », et la récupération du contexte de vulnérabilité nationale par des puissances étrangères à des fins de déstabilisation.Le FJ/VDP ne se veut ni partisan ni propagandiste, mais une plateforme de résistance médiatique nationale. « Il ne s’agit pas pour un journaliste de mentir, mais de faire et de gagner la guerre de la communication », insiste-t-il.

L’initiative vise notamment à structurer des “Desk Défense & Sécurité” dans les rédactions et à former des professionnels capables de décrypter, démystifier et contrecarrer les messages « complotistes et subversifs » qui, selon Nogo, sapent les efforts de la Transition.Dans ses propos, il dénonce des publications précises émanant de médias français. Il cite notamment Le Monde, Libération ou encore RFI, accusés d’avoir diffusé des récits « tronqués, déformés ou cyniques » sur les attaques terroristes à Barsalogho ou à Solhan.

« Ces médias manipulent et trompent l’opinion publique dans le dessein macabre de déstabiliser par procuration le régime du capitaine Ibrahim Traoré », accuse-t-il.Par ailleurs, Idrissa Nogo alerte sur « l’ennemi intérieur » : une frange de militaires déserteurs et de civils « ralliés à la cause des groupes armés terroristes ». Il cite nommément plusieurs anciens hauts gradés et personnalités politiques, les accusant d’être à la solde d’« intérêts impérialistes ».

Selon lui, « de 2022 à aujourd’hui, le président du Faso a échappé à au moins sept tentatives de coups d’État ».Le FJ/VDP se donne ainsi pour mission de sensibiliser les professionnels de l’information, mais aussi les populations, à ne pas tomber dans le piège des fakes news, deepfakes et scoops militaires non vérifiés.

Il propose une communication rigoureuse, alignée sur les intérêts de la patrie : « Mettre à contribution notre plume, nos micros et nos caméras pour déconstruire les messages des groupes armés terroristes, des militaires factieux et des personnalités civiles égarées ».

Idrissa Nogo va jusqu’à proposer de « mettre exceptionnellement en hibernation cette démocratie tragi-comique occidentalisée pour se réapproprier la Révolution Progressiste Populaire », invoquant l’héritage de 1983 comme socle de souveraineté. Selon lui, « la Révolution de 1983 a eu ses journalistes révolutionnaires. Pourquoi celle de 2025 ne pourrait-elle pas avoir ses journalistes VDP ? ».

Le Front des Journalistes VDP se pose comme un rempart face à l’« agression informationnelle » dont serait victime le Burkina Faso. Sa démarche, radicale mais assumée, traduit une volonté de repositionner la presse burkinabè comme acteur clé de la reconquête de la souveraineté nationale.

Par Amir BAKO

Vox Sahel

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