Perspectives pour 2025: Que chacun joue sa partition pour un retour réel de la paix et de la sécurité au Burkina
L’année 2024 s’est avérée particulièrement difficile pour les Burkinabè, marquée par des épreuves multiples et de grande ampleur. Qu’il s’agisse de la situation sécuritaire préoccupante ou des difficultés économiques, les citoyens du Burkina Faso ont été plongés dans une tourmente qui a mis à l’épreuve leur résilience et leur solidarité. Les défis ont été nombreux : des attaques terroristes incessantes, une crise humanitaire croissante, une inflation galopante, une perte de pouvoir d’achat et une vie quotidienne marquée par la précarité.
Ces turbulences ont eu des répercussions dramatiques sur la stabilité sociale, exacerbant le sentiment d’incertitude et d’angoisse parmi les populations, particulièrement les plus vulnérables. Cependant, au cœur de ces épreuves, la détermination et la combativité du peuple burkinabè restent indéniables. En dépit de l’adversité, une lueur d’espoir se dessine à l’horizon. L’année 2025, qui s’ouvre aujourd’hui, doit être celle de la résilience retrouvée, de la reconstruction et de l’unité retrouvée.
Il est primordial de cultiver l’espoir, d’entretenir la flamme d’une paix durable, qui demeure l’aspiration fondamentale des Burkinabè. Ce besoin de paix et de sécurité, au cœur de toutes les préoccupations, doit guider toutes les actions et initiatives entreprises cette année. Il est essentiel que, dans ce contexte incertain, chacun prenne conscience de son rôle et de ses responsabilités. Les autorités politiques, tout d’abord, doivent redoubler d’efforts pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Elles doivent agir avec discernement et efficacité pour mettre fin à l’escalade de la violence et offrir aux populations la garantie qu’elles peuvent vivre et prospérer dans un environnement paisible. Cela passe par une meilleure coordination des Forces de défense et de sécurité, une gestion plus efficiente des ressources et un accompagnement renforcé des déplacés internes et des populations vulnérables.
Les agents publics, pour leur part, doivent continuer à fournir des services de qualité et œuvrer dans la transparence et l’éthique, contribuant ainsi à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État. Une gestion saine et honnête des finances publiques, une réponse rapide aux besoins de la population, et une volonté de servir l’intérêt général sont autant de leviers sur lesquels les autorités doivent s’appuyer pour regagner la confiance du peuple. Les commerçants et les acteurs économiques, bien que confrontés à des défis majeurs, doivent eux aussi jouer leur rôle dans la stabilisation économique du pays.
Une mobilisation collective pour soutenir les filières locales, encourager la production nationale et lutter contre les spéculations sont des actions qui peuvent contribuer à soulager les populations tout en stimulant l’économie. En outre, les journalistes et les médias ont la responsabilité d’informer de manière claire et objective, de véhiculer des messages de paix et de cohésion sociale et de dénoncer les dérives qui risquent d’aggraver la situation. Enfin, chaque Burkinabè, à son niveau, a un rôle à jouer pour faire rayonner l’espoir et contribuer à la reconstruction de la nation.
Les valeurs de solidarité, d’entraide, de patience et de résilience doivent être au cœur des actions individuelles et collectives. En cultivant un esprit d’unité et de fraternité, en privilégiant les solutions pacifiques aux conflits, et en respectant les principes républicains, nous pouvons espérer voir émerger un Burkina Faso plus fort, plus solidaire et plus prospère.
Que cette nouvelle année soit un véritable tournant pour le Burkina Faso. Que l’espoir se transforme en action et que la paix, la sécurité et la prospérité soient restaurées, pour le bien-être de tous les Burkinabè.
Par La Rédaction

