Retrait du Statut de Rome : la CPI exhorte le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur décision

Retrait du Statut de Rome : la CPI exhorte le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur décision

La Présidence de l’Assemblée des États parties (AEP) au Statut de Rome a fait part, mercredi 1er juillet, de sa « préoccupation » après les démarches engagées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger en vue de quitter le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Elle appelle les trois pays à poursuivre le dialogue et à rester engagés au sein de l’institution.

Dans un communiqué publié depuis La Haye, la Présidence de l’AEP dit regretter les initiatives prises par les trois États de l’Alliance des États du Sahel (AES), estimant qu’elles risquent de fragiliser les efforts de la communauté internationale en matière de justice pénale et de lutte contre l’impunité.

L’organe de gouvernance de la CPI rappelle que la Cour joue un rôle central dans la répression des crimes les plus graves et que son efficacité dépend du soutien de ses États parties. Il invite ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger à maintenir leur engagement au sein du Statut de Rome et à poursuivre une participation « constructive » aux travaux de l’Assemblée.

La Présidence insiste également sur le fait que l’Assemblée des États parties demeure le cadre approprié pour débattre des préoccupations des États membres. Elle encourage les trois pays à privilégier cette voie afin de poursuivre les échanges sur les questions soulevées.

Le communiqué rappelle par ailleurs qu’un retrait du Statut de Rome n’efface pas les obligations juridiques contractées avant son entrée en vigueur. Les engagements pris par un État durant sa période d’adhésion continuent de produire leurs effets, conformément aux dispositions du traité.

La Présidence souligne enfin que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont, au fil des années, contribué aux travaux de l’Assemblée et au renforcement de la Cour pénale internationale en tant qu’institution judiciaire indépendante. Elle réaffirme sa volonté de maintenir un dialogue ouvert avec les autorités des trois pays, dans l’espoir de préserver leur participation au système de justice internationale.

Par Vox Sahel

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