Officialisation de la CP-AES : Un pas vers l’unité des peuples du Sahel

 Officialisation de la CP-AES : Un pas vers l’unité des peuples du Sahel

Le lundi 16 septembre 2024, la salle de conférence du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a accueilli une cérémonie historique : l’officialisation de la Confédération des Peuples de l’AES (CP-AES). Cet événement, présidé par Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, président de la Transition du Mali, marque une étape cruciale pour l’unité des peuples du Sahel.

Sous le patronage de hauts responsables, dont le Colonel Goïta, président des assises de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), et en présence de Nestor Poudassé, coordinateur de la Planète des jeunes panafricains et chargé des relations médias au Burkina Faso, cet événement a rassemblé une délégation importante de différents pays. Des représentants du Burkina Faso, du Niger, et bien sûr du Mali se sont unis pour célébrer cette nouvelle alliance.

Le séjour de la délégation burkinabè, de retour à l’aéroport international de Bobo-Dioulasso le 21 septembre, a été qualifié de succès. « Nous avons été chaleureusement accueillis à Bamako par la population et les autorités maliennes », a confié Nestor Poudassé, coordinateur de la Planète des jeunes panafricains et chargé des relations médias au Burkina Faso.

Ce moment solennel, qui a marqué l’engagement des peuples sahéliens à œuvrer pour leur unité, a rassemblé des délégations de toute la région. Outre les participants burkinabè et maliens, des ressortissants de plusieurs autres pays ouest-africains étaient présents pour appuyer cette initiative panafricaine.

La mission de la CP-AES est claire : renforcer l’unité des peuples du Sahel pour une coopération accrue, tant sur le plan politique qu’économique et social. Selon les responsables, les présidents des pays membres de l’AES, tels que le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général Abdramane Tiani, et le Colonel Assimi Goïta, ont déjà tracé la voie. Il appartient désormais aux peuples de s’approprier cette vision et de la faire fructifier.

Un défi majeur, selon les acteurs de cette union, est de rendre cette vision compréhensible pour tous. « Il est primordial de sensibiliser nos populations dans toutes les langues locales, que ce soit en moré, djoula, bobo, ou encore fulfuldé, afin que chacun comprenne l’importance de l’AES et les raisons de cette union », a affirmé Nestor Poudassé de retour de Bamako.

Pour eux, l’AES ne doit pas suivre les erreurs des anciennes organisations régionales, comme la CEDEAO, qui a échoué à s’imposer, selon leurs dires, car elle ne correspondait pas aux aspirations populaires. « Si l’AES suit cette même voie, elle échouera également. Cependant, nous avons des dirigeants prêts à rompre avec les anciens systèmes, comme en témoigne la signature de la charte de l’AIS le 6 juillet 2024 à Niamey », a-t-il expliqué.

Au-delà des discours, les membres de la CP-AES appellent à un engagement populaire. « Si nous ne suivons pas la vision de nos dirigeants, c’est comme si nous les abandonnions en plein vol », a-t-il ajouté. Le message est donc clair : l’unité africaine est impérative. Le combat pour cette unité se poursuit, et c’est maintenant qu’il faut agir.

Citant les grands leaders panafricanistes tels que Thomas Sankara, Modibo Keïta, Cheikh Anta Diop, et Joseph Ki-Zerbo, la délégation burkinabè appelle à perpétuer cet héritage. « Aujourd’hui, c’est l’heure de Ibrahim Traoré, Abdramane Tiani, et Assimi Goïta. Nous devons tous, peuples du Sahel, nous inscrire dans cette dynamique. Le travail continue. » Ainsi, l’officialisation de la CP-AES représente un nouveau souffle pour les pays sahéliens, engagés dans un processus d’unité qui, selon eux, ne peut qu’aboutir au renforcement de leur position sur l’échiquier africain et mondial.

 

Par Salif Nael

Vox Sahel

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