Quartier Kouritenga/ Ouaga : L’Association Song Taaba dénonce une « injustice foncière » et interpelle les autorités

Quartier Kouritenga/ Ouaga : L’Association Song Taaba dénonce une « injustice foncière » et interpelle les autorités

L’Association Song Taaba (A.S.T.B) a animé, ce mardi 30 septembre 2025, une conférence de presse dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, au quartier n°25 de Kouritenga. Objectif : dénoncer ce qu’elle qualifie d’« injustice foncière » et attirer l’attention de l’opinion publique ainsi que des autorités sur l’occupation illégale de leurs parcelles par des individus munis, selon eux, de faux documents. L’association pointe également du doigt la complicité supposée de certains agents de mairie des anciens régimes dans ces attributions jugées irrégulières.

Le secrétaire général de l’association, Victor Kaboré, a déclaré : « Nous souhaitons, à travers vos tribunes, informer l’opinion sur les difficultés que nous, habitants de Chef Koum Baongo, installés au quartier n°25 de Kouritenga, vivons depuis un certain temps. » Il a rappelé que la zone avait été bornée en 2006 puis positionnée en 2009 par un technicien du ministère en charge de l’Habitat. Lorsque le projet de réalisation du canal Mogho Naaba (2013-2020) a été lancé, certains habitants ont dû quitter leurs terres. « En guise de dédommagement, il leur a été attribué des parcelles sur le site de Bassinko », a-t-il précisé. Selon lui, les populations vivent pourtant à proximité du canal Mogho Naaba depuis plus de quarante ans.

Aujourd’hui, elles disent assister impuissantes à l’édification de plusieurs bâtiments sur leurs terres. « Mais voilà, depuis un moment, nous constatons à notre corps défendant la construction de plusieurs bâtiments dans notre quartier sur la base de documents dont la fiabilité n’est pas avérée. Il faut le dire, par l’usage de la force, de nombreux bâtiments y ont été construits sans autre forme de procès », a dénoncé le secrétaire général.

Les journalistes ont eu une visite guidée des habitations
Les journalistes ont eu une visite guidée des habitations

Pour l’association, le problème est aggravé par des complicités administratives. « Ce que nous regrettons le plus, c’est que tout cela se fait avec la complicité des agents de mairie des anciens régimes. En effet, c’est avec leur bénédiction que des personnes se sont présentées avec de faux documents pour réaliser des constructions », a lancé M. Kaboré.

Face à cette situation, l’A.S.T.B appelle à l’ouverture d’une enquête. « Au regard de ces faits, nous demandons aux autorités de diligenter une enquête sur l’attribution des parcelles dans notre quartier », a plaidé l’association. Elle entend également s’adresser directement au chef de l’État. « Pour une meilleure résolution de cette situation, nous aimerions saisir l’occasion pour soumettre nos doléances au président camarade capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État, homme de vérité, de parole, d’honnêteté et de clairvoyance », a ajouté le conférencier.

Les habitants lors de la conférence de presse
Les habitants lors de la conférence de presse

En guise de conclusion, l’association a interpellé le ministère en charge de l’Habitat ainsi que les responsables de l’arrondissement n°6 à se pencher sur le dossier afin de « statuer en toute sincérité » sur leur cas, dans le but de faciliter une répartition juste et légale des parcelles.

Par Amir BAKO

Vox Sahel

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