Hadj 2027 : 8 143 pèlerins burkinabè attendus, l’État reprend les commandes

Hadj 2027 : 8 143 pèlerins burkinabè attendus, l’État reprend les commandes

Le Burkina Faso a officiellement lancé, mardi 29 septembre 2026, les préparatifs du Hadj 2027. Pour cette nouvelle édition, 8 143 pèlerins burkinabè sont autorisés à effectuer le voyage en Arabie saoudite. L’État annonce une série de réformes destinées à renforcer la transparence, la coordination et l’encadrement des fidèles.

Le Hadj 2027 s’annonce sous le signe de la réforme. Le coup d’envoi officiel des préparatifs a été donné le 29 septembre 2026, avec l’annonce d’un quota de 8 143 pèlerins burkinabè. Leur transport aérien sera, une nouvelle fois, assuré par la compagnie nationale Air Burkina.

Pour cette édition, le gouvernement entend revoir en profondeur le dispositif d’organisation du pèlerinage. Désormais, l’organisation est placée sous la responsabilité de l’État, à travers le Comité national d’organisation du pèlerinage à la Mecque (CNOPM). L’instance aura notamment pour missions le recrutement des candidats ainsi que la sélection des prestataires intervenant en Arabie saoudite.

Certaines agences de voyages et de tourisme pourront toutefois se voir confier des missions relevant de l’organisation étatique. En parallèle, les textes qui encadrent le Hadj feront l’objet d’une actualisation, notamment le cahier des charges applicable aux agences de voyages et de transport ainsi que l’arrêté interministériel régissant le pèlerinage.

Une plateforme numérique pour les inscriptions

Autre innovation majeure : la mise en place d’une nouvelle plateforme numérique d’inscription. Cette solution vise notamment à corriger les difficultés rencontrées lors de la précédente édition, notamment les délais jugés insuffisants pour l’enregistrement des candidats.

Selon le président du CNOPM, Amadou Sidibé, tous les candidats auront désormais la possibilité de s’inscrire avant la détermination du quota final.

« Une fois qu’ils s’inscrivent, ils choisissent l’agence avec laquelle ils veulent aller, et cette agence à son tour va veiller à son encadrement », a-t-il expliqué.

Il précise que l’ensemble des personnes inscrites sera ensuite soumis à un tirage au sort, permettant de dégager les 8 143 pèlerins correspondant au quota attribué au Burkina Faso.

Cette procédure constitue l’une des principales nouveautés de l’édition 2027. Elle vise à répondre aux plaintes enregistrées lors du précédent Hadj concernant notamment le temps consacré aux inscriptions.

Des agences regroupées pour une meilleure coordination

Le dispositif prévoit également un regroupement des agences en fonction du nombre de pèlerins pris en charge. Cette mesure doit permettre d’améliorer la coordination des différentes étapes du séjour, notamment en matière de logement, de restauration et de transport.

Dans le même esprit, une formation des formateurs est prévue en novembre à Djeddah. Ces derniers auront pour mission de renforcer les capacités des différents acteurs appelés à intervenir auprès des pèlerins sur le terrain.

Le Burkina Faso maintient par ailleurs la prise en compte des repas à Médine et à La Mecque dans le coût global du Hadj. Les pèlerins auront également la possibilité de régler directement le sacrifice rituel à travers la plateforme saoudienne dédiée.

Air Burkina reconduit pour le transport aérien

Sur le volet aérien, Air Burkina assurera à nouveau le transport des pèlerins burkinabè vers l’Arabie saoudite. Le choix de la compagnie nationale s’inscrit dans le dispositif global retenu par les autorités pour cette édition.

Pour les responsables chargés du dossier, l’ensemble de ces mesures doit contribuer à améliorer l’organisation du pèlerinage et à renforcer la transparence dans le processus.

« Toutes ces réformes engagées témoignent non seulement des efforts constants de quête par les premières autorités de notre pays d’un bon séjour des pèlerins burkinabè en Terre Sainte, mais aussi d’affirmer notre souveraineté et, pour plus de transparence et d’équité, dans le processus d’organisation du pèlerinage à la Mecque », a déclaré Sibiri de Issa Ouédraogo, conseiller technique du ministre d’État chargé de l’Administration territoriale.

Le certificat médical reste obligatoire

Les candidats au Hadj 2027 devront, comme lors des précédentes éditions, satisfaire à l’exigence du certificat d’aptitude médicale. Aucun candidat ne pourra donc prendre part au pèlerinage sans avoir rempli cette condition.

Les autorités ont également appelé à la fermeté face à toute tentative de sabotage ou à toute pratique contraire aux valeurs islamiques et aux directives nationales.

Reste une inconnue de taille : le coût du Hadj 2027. À la date du lancement officiel, le montant n’a pas encore été arrêté. Le CNOPM assure qu’il sera communiqué à la population dès qu’il aura été définitivement déterminé.

Avec ces nouvelles mesures, le Burkina Faso entend ainsi aborder le Hadj 2027 avec un dispositif davantage centralisé, numérisé et encadré, alors que les préparatifs viennent officiellement de commencer.

Vox Sahel

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