UEMOA : Le Burkina Faso rétabli dans son droit, symbole d’une Afrique nouvelle qui refuse la soumission

UEMOA : Le Burkina Faso rétabli dans son droit, symbole d’une Afrique nouvelle qui refuse la soumission

Refusée en juillet dernier au mépris des textes communautaires, la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA revient finalement au Burkina Faso. Pour Alexandre Le Grand Zango, ce revirement n’est pas un simple geste diplomatique, mais le signe éclatant d’un réveil continental. À travers la solidarité du Mali et du Niger et la résilience des États du Sahel, l’Afrique souveraine affirme sa dignité face aux ingérences et aux diktats extérieurs.

Un vent s’est levé, l’Afrique est debout, lisez les signes !

Hier nous étions le 11 juillet 2025, lorsque la présidence du Conseil des ministres de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) a été refusée au Burkina Faso, alors que le tour d’assumer cette haute fonction était le sien, conformément à l’Article 11 du Traité de cette structure qui stipule que “la présidence du Conseil des ministres est assurée, à tour de rôle, par l’un des ministres chargés des Finances des Etats membres, pour un mandat de deux ans”.

Et voici encore des enfants de mère Afrique, victimes d’une manœuvre politique froide de certains des leurs, un camouflet, une violation flagrante des règles communes.

Face à cette tentative de museler la voix de la souveraineté, le Mali et le Niger ont agi avec une solidarité historique. Ils ont claqué la porte, envoyant un message cristallin : l’Alliance des États du Sahel (AES) est indivisible dans sa dignité.

Cette manœuvre, pour beaucoup d’entre nous, n’était pas l’œuvre d’une simple querelle interne. Elle portait l’odeur d’une pression extérieure, d’un diktat exercé par les puissances qui ne supportent pas l’idée de l’autonomie africaine. On y voyait la main de ceux qui considèrent toujours notre sous-région comme leur chasse gardée.

Mais depuis cette date du 06 octobre 2025, le coup de théâtre est total : l’injustice est réparée. L’UEMOA a fait marche arrière, le poste de Président du Conseil des ministres de l’UEMOA est revenu enfin au Ministre en charge des Finances du Burkina Faso, Docteur Aboubacar Nacanabo.

Qu’est-ce qui a milité à ce spectaculaire retour à la raison ? La coïncidence avec l’instabilité politique persistante chez l’ancienne puissance coloniale est certes un facteur intrigant, mais le véritable moteur, dignes filles et fils d’Afrique, est ailleurs.

Ce qui a changé, c’est que les autres pays de l’UEMOA ont été forcés de lire les signes :

1. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont démontré que leur élan souverainiste n’est pas une simple rébellion d’adolescents, mais une mue profonde et structurelle. Ignorer l’AES, c’est ignorer une force politique, sécuritaire et économique majeure du continent.

2. Pendant trop longtemps, la peur du « courroux » d’une ou de deux capitales régionales, alignées sur l’impérialisme, a dicté les relations africaines. Aujourd’hui, les pays membres de l’UEMOA ont commencé à comprendre que le véritable risque n’est pas de s’affranchir, mais de rester enchaînés. La solidarité au sein de l’AES est une preuve de force qui a encouragé les autres à se dresser droits.

3. Malgré les sanctions et les tentatives de diabolisation, les pays de l’AES affichent une résilience économique et une détermination qui interpellent. L’autonomie, l’exploitation souveraine de leurs ressources et la réorientation des partenariats créent une dynamique que l’on ne peut plus ignorer.

Ce revirement de l’UEMOA n’est pas une simple victoire protocolaire. C’est une victoire idéologique pour tous les panafricanistes et les révolutionnaires du monde entier. C’est la preuve que la dignité paie.

L’UEMOA a évité la crise, mais elle doit maintenant opérer une mue sincère. L’Afrique de demain se construit avec une collaboration franche et sincère, respectueuse des peuples et de leurs choix. Le temps des arrière-pensées coloniales et des marionnettes régionales est révolu.

Un vent s’est levé, l’Afrique est debout, lisez les signes, c’est écrit !

Alexandre Le Grand Zango

Citoyen Burkinabè 

Vox Sahel

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