Décrypt /Poursuite contre Bala Sakandé et d’autres personnes : Gérer l’argent public avec responsabilité, ou se préparer à en subir les conséquences

Décrypt /Poursuite contre Bala Sakandé et d’autres personnes : Gérer l’argent public avec responsabilité, ou se préparer à en subir les conséquences

L’affaire qui secoue actuellement l’ancienne présidence de l’Assemblée nationale, impliquant l’ancien président Alassane Bala Sakandé et plusieurs autres personnes dans des détournements de deniers publics, est un signal fort qui doit résonner comme un avertissement. En effet, l’instruction judiciaire en cours autour de cette affaire, avec la saisie de biens dans plusieurs villes du pays, nous rappelle l’urgence d’une gestion transparente et responsable de l’argent public.

Les accusations de détournement de fonds, d’octroi d’avantages injustifiés et de blanchiment de capitaux soulignent la gravité des actes auxquels certains décideurs publics se sont adonnés. L’argent de l’État, qui appartient à la collectivité, ne peut et ne doit pas être manipulé comme une simple ressource privée.Il est plus que jamais nécessaire que chaque acteur de l’administration publique prenne conscience de la portée de ses responsabilités. Les fonds publics sont destinés à servir l’intérêt général, à financer des infrastructures, des services et des projets essentiels au développement du pays. Il est donc impensable de les utiliser à des fins personnelles ou pour enrichir illicitement un petit cercle d’individus.

La fraude, la surfacturation, et la malversation dans l’attribution des marchés publics ne font qu’alimenter la corruption et empêchent l’épanouissement des populations. Ce genre de comportements met entre parenthèses toute possibilité de développement durable.Les informations livrées par le procureur du Faso, lors de la conférence de presse du 10 janvier 2025, soulignent une prise de conscience et un combat clair contre ces dérives. Il n’est pas question d’être complaisant face à la corruption, et le système judiciaire, appuyé par des enquêtes approfondies, se montre résolu à débusquer les responsables, qu’ils soient en poste ou en fuite.

Ce combat contre la corruption, visible à travers l’affaire de la réhabilitation du Stade du 4 Août à Ouagadougou, est une démonstration de l’intention de mettre un terme à ces pratiques qui gangrènent l’administration publique. L’enquête met en lumière des irrégularités majeures, notamment des surfacturations, des conflits d’intérêts et des faux en écriture. Cela traduit une dérive systémique qui, si elle n’est pas combattue avec rigueur, finira par nuire à la stabilité économique et sociale du pays.

Tous ceux qui sont responsables de la gestion des fonds publics, que ce soit au niveau des ministères, des collectivités ou des entreprises publiques, doivent prendre exemple sur ces affaires judiciaires pour réexaminer leur conduite. Il ne faut pas perdre de vue que l’impunité a des limites, et que tôt ou tard, les fautifs seront rattrapés par leurs propres turpitudes. Les enquêtes sur les détournements de fonds sont désormais une priorité, et il est de la responsabilité de chacun de veiller à ce que chaque centime alloué par l’État soit utilisé à bon escient.

En conclusion, il est impératif de rappeler à tous que le détournement de deniers publics n’est pas un simple écart de conduite, mais un crime qui met en péril l’avenir du pays. Ce fléau doit être éradiqué à tout prix, car il empêche l’émergence de projets essentiels pour le bien-être de la population. Il incombe à chaque agent public, chaque décideur, de faire preuve de rigueur, d’intégrité et de transparence. L’argent de l’État n’est pas celui de l’individu : qu’il soit traité avec la dignité et la responsabilité qu’il mérite.

 Par Vox Sahel 

Vox Sahel

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